La néoassureur santé française Alan vient de réaliser la plus grosse levée de fonds de la tech française en 2025. Ce 25 juin, l'entreprise a annoncé un tour de table de 480 millions d'euros, mené par le fonds néerlandais Prosus. Cette opération porte à 580 millions d'euros le total levé par Alan au premier semestre 2025, après un premier tour de 100 millions d'euros annoncé quelques semaines plus tôt.
Un tour de table exceptionnel
Outre Prosus, les actionnaires historiques Teacher's Venture Growth et Index Ventures ont participé à cette levée, ainsi que le nouvel entrant Dara Holdings. Ce montant record confirme la dynamique des start-up européennes, qui semblent parties pour une année 2026 exceptionnelle.
Alan, fondée en 2016 par Jean-Charles Samuelian-Werve et Charles Gorintin, propose une assurance santé 100% en ligne, avec des offres pour les particuliers et les entreprises. La start-up revendique plus de 500 000 assurés et une présence en France, en Belgique et en Espagne.
Un financement pour accélérer la croissance
Cette levée de fonds doit permettre à Alan d'accélérer son développement en Europe et d'investir dans l'intelligence artificielle pour améliorer ses services. L'entreprise prévoit notamment de recruter 200 personnes supplémentaires d'ici fin 2025, principalement dans la tech et le produit.
Selon Jean-Charles Samuelian-Werve, cofondateur et CEO d'Alan : "Cette levée de fonds est un signal fort de la confiance de nos investisseurs dans notre modèle et notre vision. Nous allons continuer à innover pour rendre la santé accessible à tous."
Un record pour la tech française
Avec ce tour de table, Alan devient la start-up française la mieux financée en 2025, dépassant le précédent record détenu par le champion de la livraison Deliveroo. Sur le premier semestre 2025, les start-up françaises ont levé au total 2,5 milliards d'euros, soit une hausse de 30% par rapport à la même période en 2024.
Ce succès illustre la vitalité de l'écosystème tech européen, porté par des secteurs comme la santé, la fintech et la greentech. Alan espère désormais atteindre la rentabilité d'ici 2027.



