Dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif de professionnels de l'audiovisuel et de la culture s'alarme des conséquences de la diminution des ressources allouées à France Télévisions. Selon les signataires, affaiblir durablement le service public audiovisuel revient à entraver la capacité d'expérimentation, de révélation de nouveaux talents et d'émergence des succès de demain.
Un budget en baisse constante
France Télévisions a subi une réduction de 80 millions d'euros de ses crédits en 2025, avec une nouvelle coupe de 100 millions prévue pour 2026. Ces baisses s'ajoutent à une érosion continue depuis 2017, où le budget global a diminué de près de 15 %. Les auteurs de la tribune rappellent que le groupe public doit pourtant assurer des missions de service public : information, culture, éducation, divertissement de qualité.
Des conséquences sur la création
Les réductions budgétaires se traduisent par une baisse des investissements dans les fictions, les documentaires et les programmes jeunesse. En 2025, France Télévisions a investi 320 millions d'euros dans la création audiovisuelle française, soit 40 millions de moins qu'en 2020. Les auteurs soulignent que ce désinvestissement compromet la diversité des œuvres et la découverte de nouveaux auteurs et comédiens.
Un appel à la mobilisation
« Nous ne pouvons accepter que le service public soit affaibli au point de ne plus pouvoir remplir ses missions », écrivent les signataires, parmi lesquels figurent des réalisateurs, producteurs, acteurs et syndicats. Ils appellent les pouvoirs publics à revenir sur ces coupes et à garantir un financement pérenne pour France Télévisions. Selon eux, « c'est l'avenir de notre industrie culturelle qui est en jeu ».



