Le parc de réacteurs nucléaires d’EDF a atteint mercredi un nouveau record d’indisponibilités dites environnementales, liées à la sécheresse, aux fortes chaleurs et à l’arrivée massive de méduses dans la centrale de Gravelines (Nord), selon des calculs réalisés par l’AFP. Peu avant 10 heures, le taux de puissance manquante a atteint 20,4 %, un niveau inédit depuis 2015, date à laquelle EDF publie ces données.
13 réacteurs sur 57 concernés
Au total, 13 réacteurs sur les 57 du parc électronucléaire français sont concernés, que ce soit par un arrêt complet ou par une réduction de production. Ces indisponibilités sont classées par EDF sous les libellés « contraintes environnementales » ou « causes externes liées à l’environnement ». En nombre de réacteurs à l’arrêt comme en puissance manquante, ce pic constitue un record absolu.
Des causes multiples : chaleur, sécheresse et méduses
Les fortes chaleurs et la sécheresse en cours limitent l’utilisation de l’eau des rivières pour le refroidissement des réacteurs, une contrainte récurrente en été. À Gravelines, l’afflux de méduses a également perturbé le fonctionnement de la centrale, un phénomène qui s’ajoute aux tensions thermiques. Ces facteurs combinés expliquent l’ampleur des indisponibilités constatées mercredi.
Un impact sur la production électrique
La puissance manquante de 20,4 % représente une part significative de la capacité de production nationale. Cette situation pourrait avoir des répercussions sur l’équilibre du réseau électrique français, alors que la demande reste soutenue. EDF n’a pas communiqué de prévisions à court terme sur la levée de ces contraintes, mais la persistance des conditions météorologiques pourrait prolonger ces indisponibilités.



