MaPrimeRénov' : chute vertigineuse des demandes en 2026
MaPrimeRénov' : demandes divisées par quatre en 2026

Le nombre de demandes de MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur a été divisé par quatre au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Selon l'Agence nationale de l'habitat (Anah), seuls 20 000 dossiers (incluant les copropriétés) ont été déposés entre janvier et juin 2026, contre 95 000 un an plus tôt. Cette chute vertigineuse est directement liée à la réduction drastique des aides décidée par le gouvernement.

Des subventions réduites de moitié pour les ménages modestes

Jusqu'en 2025, le montant maximal de la subvention pour un ménage très modeste atteignait 63 000 euros. Depuis le début de l'année 2026, ce plafond a été abaissé à 32 000 euros, soit une diminution de près de 50 %. Ce rabot budgétaire a considérablement réduit l'attractivité du dispositif, qui peine à retrouver son rythme de croisière après la suspension temporaire de l'été 2025.

Un démarrage 2026 entravé par l'absence de budget

Le début d'année a été marqué par l'impossibilité de déposer des dossiers jusqu'à la mi-février, en raison du retard dans le vote du budget de l'État. Par la suite, les dépôts mensuels n'ont pas dépassé 2 500 dossiers, alors que l'Anah en enregistrait entre 7 500 et 10 000 par mois un an plus tôt. Valérie Mancret-Taylor, directrice générale de l'Anah, explique cette faiblesse : « Il y a une dynamique de demande plus faible cette année, c'est l'effet des montants des subventions qui ont été revus à la baisse et de l'attentisme lié à l'annonce du plan d'électrification de la France. »

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La fraude a précipité le durcissement des règles

Le dispositif MaPrimeRénov' avait déjà été suspendu à l'été 2025 face à un afflux de demandes et à des tentatives de fraude accrues. À la réouverture en septembre, les barèmes ont été resserrés et l'accès limité, dans un premier temps, aux ménages très modestes. Ces mesures visent à mieux cibler les aides et à éviter les abus, mais elles ont également contribué à freiner la demande.

Un impact direct sur la rénovation énergétique des logements

Cette baisse des demandes risque de ralentir l'effort national de rénovation énergétique, alors que le gouvernement ambitionne d'accélérer la transition. Selon des experts, le recul des subventions pourrait décourager de nombreux propriétaires, notamment les plus modestes, de s'engager dans des travaux pourtant nécessaires à la réduction des émissions de CO2 et à la baisse des factures d'énergie. L'Anah espère que le nouveau plan d'électrification annoncé permettra de relancer la dynamique, mais l'effet sur les mois à venir reste incertain.

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