La facture moyenne de gaz d'un ménage français devrait augmenter d'environ 120 euros en 2026 par rapport à 2025, selon des calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette annonce a été faite mardi par sa présidente, Emmanuelle Wargon, lors d'une interview sur Radio Classique.
Une hausse de 30% depuis le début de l'année
Le prix de référence du gaz va augmenter de 6,3% au 1er octobre, conséquence des perturbations énergétiques liées à la guerre au Moyen-Orient qui ont fait grimper les cours des marchés. Interrogée sur Radio Classique, Emmanuelle Wargon a déclaré : « Depuis le début de l'année, ça fait une hausse d'environ 30% ».
Elle a précisé : « On a fait des calculs très indicatifs de facture. (...) La facture moyenne 2026 pourrait être de l'ordre de 120 euros de plus par an par rapport à 2025, si les prix se maintiennent jusqu'à la fin de l'année ».
Pas d'inquiétude pour l'hiver
La présidente de la CRE a également assuré que la France aurait assez de gaz pour l'hiver, le niveau de stockage étant actuellement à 76%. « Ça se remplit assez vite, puisque au 1er août, on était autour de 50% », a-t-elle expliqué.
« On est confiant sur le fait qu'on atteindra les 85% (requis par l'Union européenne) à peu près au début de l'hiver, enfin en tout cas avant la saison hivernale, et donc on aura suffisamment de gaz dans nos stockages », a-t-elle affirmé. Concernant l'Europe, elle a ajouté : « Côté Europe, les chiffres sont un petit peu plus bas, et donc on va continuer à avoir besoin d'importer du gaz, mais on n'a pas d'inquiétude sur notre capacité à s'approvisionner ».
Pas de visibilité pour 2027
Pour la suite, Emmanuelle Wargon a estimé qu'il était « vraiment trop tôt pour avoir une visibilité sur les prix en 2027. Vous savez, dès qu'il se passe quelque chose dans un sens ou dans l'autre, les marchés s'adaptent ».
Interrogée sur la grève des électriciens et gaziers, vent debout contre une remise en cause de leur tarif préférentiel de l'énergie, elle a répondu ne pas vouloir « participer à cette discussion, ce n'est pas du tout (son) rôle ». Elle a simplement précisé que ce tarif préférentiel « fait partie des éléments de rémunération et du statut », et que « ce sont aussi des métiers qui sont difficiles », indiquant qu'« il faut que ce soit correctement fiscalisé mais comme tous les avantages en nature de tous les salariés et la question est là ».



