Alors que le blocus du détroit d'Ormuz se poursuit, Homayoun Falakshahi, spécialiste du pétrole chez Kpler, décrypte pour L’Express la stratégie de résistance iranienne. Entre gestion pragmatique des stocks, manœuvres techniques sur les puits et effondrement programmé des revenus, Téhéran joue la montre de manière efficace et pourrait même bénéficier cet été d’un accord avec Donald Trump, ce dernier voulant calmer les prix du pétrole au moment où les Américains voyagent. Cependant, l'accalmie ne serait que temporaire.
Une gestion pragmatique des stocks
L'Iran utilise ses importantes réserves de pétrole pour maintenir un flux constant malgré le blocus. En optimisant le stockage et en réduisant la production, Téhéran parvient à éviter une crise immédiate. Cette stratégie permet de gagner du temps en attendant des négociations.
Manœuvres techniques sur les puits
Les ingénieurs iraniens ont mis en place des techniques avancées pour maintenir l'extraction pétrolière, même sous pression. Ces ajustements techniques, bien que coûteux, retardent l'impact du blocus sur l'économie nationale.
Effondrement des revenus et espoir d'accord
Les revenus pétroliers de l'Iran ont chuté de manière significative, mais Téhéran espère un accord avec Donald Trump cet été. Le président américain chercherait à stabiliser les prix du pétrole pendant la période estivale, lorsque les déplacements des Américains augmentent la demande.
Une accalmie temporaire
Cependant, les experts préviennent que toute trêve ne serait que de courte durée. Les tensions géopolitiques sous-jacentes et les divergences sur le nucléaire iranien pourraient raviver le conflit après l'été.
En conclusion, la stratégie iranienne combine patience et adaptation technique, mais l'issue dépendra des négociations internationales et de la volonté des deux parties de trouver un compromis durable.



