À La Grand-Combe, dans le Gard, Zakari Boudache, 21 ans, est surveillant de baignade à la piscine municipale pendant tout le mois d'août. Étudiant en informatique et cybersécurité à Paris, il revient chaque été dans ses Cévennes natales pour assurer la sécurité des baigneurs et prévenir des risques liés à la baignade.
Un étudiant parisien de retour dans les Cévennes pour l'été
La piscine municipale de La Grand-Combe se trouve au nord d'Alès, le long du Gardon, entourée de châtaigniers et de chênes verts. Elle dispose de deux bassins : une grande piscine à l'eau bleue attirant le regard, et un plus petit bassin pour les enfants. Zakari Boudache connaît bien ces lieux qu'il fréquente depuis plusieurs étés. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il échange son habit d'étudiant ingénieur en cybersécurité pour celui de surveillant de baignade pendant la saison estivale. "Je fais ce travail chaque été. Et depuis trois ans, je suis ici à la piscine de La Grand-Combe", précise-t-il.
Un diplôme de sécurité pour un poste à responsabilité
Pour devenir surveillant, Zakari a passé le Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA), le diplôme français qui permet d'être nageur sauveteur. C'est son entraîneuse qui lui avait conseillé de le passer pour avoir un diplôme "au cas où". La piscine est ouverte de 13 h 15 à 19 heures, offrant une dose de fraîcheur aux visiteurs. "Il y a des jours où on a beaucoup de monde, et d'autres où c'est plus calme", explique-t-il. Le plus difficile n'est pas de gérer le flux de fréquentation, mais plutôt la chaleur d'un été placé sous le signe des 35 °C minimum.
De la natation à la surveillance : un parcours sportif
"J'étais un très grand nageur pendant mon enfance", confie Zakari, qui se lance à l'âge de 4 ans dans la natation et s'inscrit au Cercle nautique des Cévennes d'Alès (CNC). À l'aise dans l'eau, il reste dans le club alésien pour participer à des compétitions départementales et régionales. Aujourd'hui, il continue de nager à Paris, où il poursuit ses études. Il ne perd jamais de vue que le métier de surveillant de baignade est un poste à responsabilité. "Le médiateur est là pour dire aux gens de bien se tenir et moi, en tant que surveillant de baignade, je m'occupe de la sécurité dans l'eau", explique-t-il. Avec les baigneurs, il cherche toujours le juste milieu entre la gentillesse et le respect pour que "tout se passe bien".
Neuf piscines sous surveillance dans l'agglomération
Au sein d'Alès Agglomération, ce n'est pas moins de neuf piscines qui sont sous la garde de surveillants comme Zakari, toujours présents pour veiller au bon déroulement des après-midis ensoleillées. La piscine de La Grand-Combe est ouverte jusqu'au 26 août, et l'entrée est gratuite pour les moins de 4 ans.



