Le groupe Sodexo, leader mondial de la restauration collective et des services, a annoncé mardi 26 août la suppression de 1 097 emplois en France. Cette décision, qui concerne environ 1,4 % des effectifs français du groupe, s'inscrit dans un plan de réorganisation visant à adapter l'entreprise aux évolutions du marché.
Un plan de réorganisation pour faire face aux mutations du marché
Selon le communiqué publié par Sodexo, ces suppressions de postes interviennent dans le cadre d'un vaste plan de réorganisation. Le groupe explique vouloir « adapter son organisation aux évolutions structurelles de ses marchés », notamment la digitalisation croissante des services et les nouvelles attentes des clients en matière de flexibilité.
Les 1 097 postes supprimés représentent une part significative des quelque 78 000 salariés que compte Sodexo en France. Le plan prévoit des départs volontaires et des reclassements internes, avec l'objectif de limiter l'impact social. La direction affirme que « l'accompagnement des collaborateurs concernés sera une priorité ».
Des négociations avec les partenaires sociaux
Les organisations syndicales ont été informées de ce projet lors d'un comité social et économique central extraordinaire. Des négociations doivent s'ouvrir dans les prochaines semaines pour définir les modalités précises du plan, notamment les critères de départ et les mesures d'accompagnement.
Sodexo précise que ce plan ne concerne pas uniquement la France, mais s'inscrit dans une démarche plus large de transformation du groupe à l'échelle mondiale. Toutefois, aucune autre suppression d'emplois n'a été annoncée pour les autres pays.
Un secteur en pleine mutation
Le secteur de la restauration collective est confronté à des défis majeurs : la baisse de la fréquentation dans les cantines d'entreprises avec le développement du télétravail, la hausse des coûts des matières premières et la pression sur les prix. Sodexo, qui réalise environ 10 % de son chiffre d'affaires mondial en France, doit s'adapter pour rester compétitif.
Les syndicats, de leur côté, dénoncent une décision « brutale » et demandent des garanties sur l'emploi. Ils réclament notamment un moratoire sur les licenciements secs et la mise en place d'un plan de formation renforcé pour les salariés dont les postes sont menacés.
Le groupe assure que les suppressions de postes seront étalées sur plusieurs mois et que les mesures d'accompagnement (mobilité interne, aides à la reconversion) seront détaillées lors des négociations. La direction espère finaliser le plan d'ici la fin de l'année.



