Une espérance de vie en bonne santé réduite
Les ouvriers sont confrontés à une double peine : ils partent à la retraite plus tôt que les cadres, mais passent également moins d'années en bonne santé après leur départ. Selon une étude de la Drees publiée en 2025, un ouvrier non qualifié vit en moyenne 12,5 ans après 62 ans, dont seulement 5,5 ans sans incapacité. En comparaison, un cadre vit 18 ans après 62 ans, avec 12 ans sans incapacité.
Des inégalités qui persistent
Ces écarts s'expliquent par des conditions de travail plus pénibles et un accès moindre aux soins préventifs. Les ouvriers sont plus exposés aux maladies professionnelles et aux accidents du travail, ce qui réduit leur espérance de vie sans incapacité. Le système de retraite actuel ne compense pas ces différences, selon les syndicats.
Des pistes pour réduire les inégalités
Plusieurs propositions émergent, comme la prise en compte de la pénibilité dans le calcul des pensions, ou un départ anticipé pour les métiers les plus difficiles. Le gouvernement étudie actuellement des mesures pour améliorer la situation, mais les associations de retraités réclament des actions plus ambitieuses.
En attendant, les ouvriers subissent une double peine : une retraite plus courte et une santé dégradée. Une injustice qui interroge la solidarité intergénérationnelle et la justice sociale.



