1er-Mai 2026 : boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir sur la base du volontariat
1er-Mai : ouverture des boulangers et fleuristes sur volontariat

1er-Mai 2026 : une ouverture conditionnelle pour les boulangers et fleuristes indépendants

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ce vendredi 17 avril 2026 que les boulangeries et fleuristes indépendants pourront ouvrir leurs portes le 1er-Mai prochain, mais uniquement sur la base du volontariat des salariés. Cette décision intervient cinq jours après le retrait sine die d'une proposition de loi qui visait à élargir le travail durant ce jour férié et chômé, une initiative largement promue par Gabriel Attal, chef du parti Renaissance, mais qui avait suscité une forte opposition syndicale et des menaces de censure de la gauche.

Une porte de sortie politique après un recul gouvernemental

Face aux critiques, le gouvernement avait choisi de reculer, risquant d'apparaître paralysé dans son action. Pour trouver une issue, Sébastien Lecornu a convié des représentants des professions concernées à Matignon. À l'issue de cette réunion, il a précisé devant la presse que l'ouverture serait permise sous certaines conditions strictes, évitant ainsi une impasse politique tout en répondant partiellement aux demandes des commerçants.

Le cadre légal du travail le 1er-Mai en France

En France, le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé. Le Code du Travail prévoit cependant que les établissements dont l'activité ne peut être interrompue peuvent faire travailler leurs salariés, à condition de les rémunérer le double. Toutefois, la législation ne précise pas explicitement les métiers concernés, laissant place à des interprétations variables. En cas de non-respect, les entreprises s'exposent à une amende de 750 euros par salarié concerné, montant qui double à 1 500 euros pour un mineur.

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Pour assurer l'application de cette mesure, Sébastien Lecornu a indiqué qu'une instruction sera donnée à l'ensemble des services de l'État afin que les commerces concernés ne soient pas verbalisés, garantissant ainsi une certaine sécurité juridique aux boulangers et fleuristes indépendants qui choisiront d'ouvrir.

Des demandes élargies et des discussions à venir

D'autres professions, comme la Confédération des commerces de bouche (CGAD, représentant les bouchers, fromagers, etc.), ont déjà réclamé de pouvoir travailler le 1er-Mai. Jeudi, elles ont demandé que la possibilité d'employer des salariés le 1er-Mai leur soit explicitement reconnue. Le Premier ministre a répondu que d'autres discussions auront lieu pour les différentes branches, s'engageant à recevoir à nouveau les représentants au début du mois de juin pour examiner ces demandes.

Un projet de loi pour cadrer le travail à partir de 2027

Par ailleurs, Sébastien Lecornu a rappelé qu'un projet de loi serait présenté cette année pour cadrer le travail le 1er-Mai à partir de 2027. Ce texte renverra à une discussion sociale par branche et permettra de faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant en double. Cette initiative vise à clarifier les règles et à éviter les controverses futures, en établissant un cadre légal plus précis et adapté aux réalités économiques.

En résumé, l'annonce du Premier ministre offre une solution temporaire pour 2026, tout en préparant le terrain pour une réforme plus structurelle. Les boulangers et fleuristes indépendants pourront ainsi répondre à la demande de leurs clients le 1er-Mai, mais uniquement si leurs employés acceptent de travailler, dans le respect des droits et de la rémunération prévus par la loi.

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