Villepin admet une erreur sur des cadeaux et dénonce une manœuvre politique
Villepin admet une erreur sur des cadeaux

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a admis ce dimanche avoir commis « une erreur » en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu'il était au Quai d'Orsay, objets qu'il a depuis restitués. Il a également dénoncé « une volonté de nuire » émanant d'un proche de Nicolas Sarkozy.

Des déclarations qui relancent la polémique

« C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter », a affirmé sur France Inter l'ancien Premier ministre, rappelant qu'il « n'y avait pas d'encadrement de ces situations à l'époque ». Le lobbyiste Robert Bourgi a affirmé, dans l'émission « Complément d'enquête » diffusée jeudi sur France 2, avoir servi d'intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci.

Villepin nie toute contrepartie

Dominique de Villepin a nié toute contrepartie en échange de ces objets. Il a souligné que Robert Bourgi « a été écarté [des affaires] par moi-même et par Jacques Chirac en 2004-2005. Ce qui montre bien qu'il n'y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion ». L'ancien ministre a également contre-attaqué en soulignant que « Monsieur Bourgi est un ami de quarante ans de Nicolas Sarkozy » et que ces « pseudos révélations interviennent à un moment où Nicolas Sarkozy connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l'affaire libyenne. Donc il est clair qu'il y a une volonté de nuire ».

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Restitution des objets et évaluation

Les statuettes ont été remises au ministère des Affaires étrangères lundi, selon l'entourage de l'ancien Premier ministre. Robert Bourgi, figure de la Françafrique, a déclaré qu'elles avaient été achetées respectivement 75 000 euros et 50 000 euros, soit une valeur totale de 125 000 euros. Les montants réels sont « quatre à cinq fois inférieurs », affirme l'entourage de Dominique de Villepin. Dans « Complément d'enquête », Robert Bourgi a affirmé que Nicolas Sarkozy, qui entretient de longue date de très mauvaises relations avec Dominique de Villepin, n'avait rien à voir avec ces révélations.

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