Les trois prévenus, interpellés le 23 avril 2026 dans un appartement de la résidence Les Jardins de Cyane à Capbreton, ont été présentés au parquet de Dax ce lundi 27 avril avant d'être renvoyés en comparution immédiate. Après avoir demandé un délai pour préparer leur défense, ils seront finalement jugés le 8 juin.
L'alerte des riverains
Ce sont les habitants du quartier du Gaillou qui ont donné l'alerte. Les allées et venues suspectes dans l'un des logements ont attiré leur attention. La compagnie de gendarmerie de Capbreton, assistée du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) de Dax, a alors mis en place une surveillance discrète. Le jeudi 23 avril 2026, trois personnes ont été interpellées sur place. Dans les jours qui ont suivi, deux autres individus ont été placés en garde à vue.
Des aveux et un mode opératoire bien rodé
Lors de leurs interrogatoires, les mis en cause ont reconnu vendre de la cocaïne et de la résine de cannabis depuis plusieurs mois, en utilisant le réseau social Snapchat pour passer commande. Les ventes se faisaient soit directement depuis l'appartement, soit par un système de livraison à domicile confié à de jeunes livreurs, dans les communes alentour de Capbreton.
Saisies importantes
Les perquisitions ont permis de saisir près de 900 grammes de résine de cannabis, environ 4 600 euros en espèces, deux véhicules (une Audi A5 et une Alfa Romeo), un scooter, ainsi que des objets de luxe (sacs à main, bagues, écrans plats, smartphones). Un pistolet à plombs de calibre 4,5 mm et un fusil à plombs avec lunette ont également été découverts. La valeur totale des avoirs est estimée à environ 25 000 euros.
Les consommateurs également sanctionnés
Six acheteurs ont été entendus par les enquêteurs. Ils se sont vu interdire l'accès au quartier du Gaillou et ont reçu un avertissement pénal probatoire, assorti de contributions citoyennes allant de 300 à 500 euros.
Profils des prévenus
Les trois principaux protagonistes sont deux dealers, âgés de 23 et 40 ans, et un livreur de 23 ans, tous résidant à Capbreton. À l'audience, ils ont reconnu leur implication. Le livreur, sans emploi stable, vit encore chez ses parents. Le plus jeune dealer, qui travaille comme plongeur dans un restaurant et compte 10 000 abonnés sur Instagram grâce à sa passion pour le sport et le cyclisme, a expliqué être en conflit avec sa mère. Il aurait utilisé le trafic pour financer une addiction aux jeux d'argent. Le quadragénaire, quant à lui, a affirmé avoir « perdu pied » après une dépression consécutive à un drame familial. Il est le seul à avoir un casier judiciaire, avec des condamnations pour trafic de drogue vieilles de vingt ans.
Détention provisoire et renvoi
Le jeune dealer ayant demandé un délai pour préparer sa défense, et la juge ayant estimé qu'il ne fallait pas séparer les trois dossiers, le procès a été reporté au 8 juin. En attendant, les deux dealers ont été placés en détention provisoire, tandis que le livreur a été soumis à un simple contrôle judiciaire.



