Le conseil municipal de Roquebrune-Cap-Martin a adopté, mardi 30 juin, l'extension du stationnement payant dans plusieurs rues autour de la gare SNCF. Quatre délibérations ont été votées, transformant des places gratuites en zones payantes. Sont concernés le parking de l'avenue Le Corbusier, l'avenue de la Gare entre le carrefour avec les avenues Georges Drin et Villarem et l'ancienne gare SNCF, l'avenue Georges Drin entre le rond-point des Quatre Chemins et la résidence Golfe Azur, ainsi que la traverse reliant l'avenue Georges Drin à l'avenue de la Côte d'Azur.
Une hausse des taxes dénoncée par l'opposition
Guillaume Contesse, conseiller municipal de la liste Roquebrune au cœur et représentant local du Rassemblement national, a vivement critiqué la mesure. Selon lui, « transformer des places gratuites en stationnement payant, même résidentiel, constitue une augmentation des impôts et des taxes qui ne dit pas son nom. À titre d'exemple, pour un Roquebrunois bénéficiant du forfait stationnement résidentiel, c'est un surcoût annuel en 2027 de 303 euros. »
Didier Leclinche, adjoint délégué au stationnement et à la police municipale, a rejeté cette critique, affirmant que l'objectif est de répondre aux difficultés des riverains. « Nous avons constaté que de nombreuses personnes laissent leur véhicule toute la journée avant de partir travailler, notamment à Monaco. Pendant ce temps, les habitants du quartier ne trouvent plus de place. C'est précisément pour répondre à cette situation que nous proposons cette extension du stationnement payant. Ce n'est pas une question de recettes. »
La concertation avec les habitants en question
L'opposition s'est interrogée sur la concertation préalable. Anthony Malvault, conseiller municipal de la liste Protéger Roquebrune-Cap-Martin, a demandé si les habitants avaient été consultés. Bernard Gioan, adjoint à l'urbanisme, a assuré s'être rendu sur place. « J'ai fait le tour du quartier. Il y avait une forte demande, notamment de la part des habitants de l'escalier du Platane, qui rencontrent de grandes difficultés pour se garer. Les avis étaient parfois partagés, mais la demande principale était de libérer des places pour les résidents et les actifs. Je tiens à préciser qu'il n'y a eu aucun calcul financier derrière cette décision. L'objectif est uniquement de résoudre les problèmes de stationnement. »
La sécurité sur l'avenue de la Gare au cœur des préoccupations
Le débat a également porté sur la circulation et la sécurité. Guillaume Contesse a souligné les dangers de l'avenue de la Gare : « Il suffit d'emprunter cette avenue pour constater qu'elle présente de nombreux problèmes de sécurité. Les trottoirs sont inexistants ou discontinus, les conflits entre piétons, cyclistes et voitures sont fréquents, la visibilité est réduite, les vitesses sont parfois excessives et il y a régulièrement des embouteillages aux heures d'entrée et de sortie de l'école située à proximité. » Il a rappelé qu'une pétition de parents d'élèves dénonçait la dangerosité de cet axe, notamment pour les enfants se rendant au bus scolaire.
Bernard Gioan a confirmé que la municipalité travaillait sur des aménagements. « Nous avons un projet concernant la partie basse de l'avenue de la Gare. Ce projet existe depuis quelque temps et nous comptons le mettre en œuvre assez rapidement, probablement au début de l'année 2027. Nous avons également identifié des difficultés sur la partie haute de l'avenue, où la circulation est parfois assimilable à une véritable course automobile. Là aussi, nous prévoyons des aménagements destinés à améliorer la sécurité et à ralentir les véhicules. » Toutefois, il a souligné les contraintes techniques : « Créer des trottoirs est compliqué, car les habitations sont très proches de la chaussée. Il faudrait réduire la largeur de la voie et probablement supprimer des places de stationnement. Nous finaliserons prochainement les plans du projet et je consulterai également les élus de l'opposition concernés par ce quartier. »
Adoption malgré l'opposition
À l'issue du débat, les quatre délibérations ont été adoptées par la majorité municipale. Les sept élus d'opposition présents ont tous voté contre.



