Un éleveur clandestin a été condamné mardi dernier par le tribunal judiciaire de Nanterre à six mois de prison avec sursis pour avoir détenu et vendu illégalement des chiens et des chats. Les faits se sont déroulés à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine.
Des conditions indignes révélées par une perquisition
Le 11 mars 2026, une opération conjointe menée par la police, la Direction départementale de la protection des populations et l'association You Care a permis de découvrir au domicile du prévenu plusieurs chats et deux Staffordshire Bull Terrier. Les animaux étaient enfermés sur un balcon, en plein hiver, dans un environnement jonché de détritus et de couvertures souillées.
Le trentenaire, qui exerçait également comme vendeur de primeurs à Vanves, utilisait la plateforme Le Bon Coin pour proposer ces animaux à la vente, une pratique totalement illégale.
Une condamnation saluée par les associations
Thomas Moreau, fondateur de l'association de défense des animaux You Care, basée à Asnières, a exprimé sa satisfaction : « Cette décision va dans le bon sens. Il y a eu une réelle volonté des magistrats de faire respecter la loi. »
Outre les six mois de prison avec sursis, Baha M. a écopé d'une amende de 5 000 euros, dont 4 000 avec sursis. Il lui est également interdit de détenir un animal pendant trois ans et d'exercer une activité professionnelle en lien avec les animaux pendant cinq ans.
Une pratique sordide pour arrondir ses fins de mois
L'enquête a révélé que le prévenu avait trouvé un moyen sordide d'augmenter ses revenus en vendant des animaux dans des conditions indignes. Les investigations ont également conduit à une perquisition dans son commerce de primeurs à Vanves.
Cette affaire met en lumière les dérives de la vente d'animaux sur Internet et la nécessité d'une régulation plus stricte pour protéger les animaux.



