Paris double la taxe sur les logements vacants pour libérer 20 000 biens
Paris double la taxe sur les logements vacants pour libérer 20 000 biens

Le Conseil de Paris a adopté, le 18 juillet 2026, une mesure visant à doubler la taxe sur les logements vacants dans la capitale. Cette décision, portée par la majorité municipale, a pour objectif de remettre sur le marché locatif environ 20 000 biens immobiliers actuellement inoccupés.

Un doublement de la taxe pour inciter à la location

La taxe sur les logements vacants (TLV) passera de 17 % à 34 % de la valeur locative pour la première année de vacance, et de 34 % à 68 % à partir de la deuxième année. Cette augmentation significative vise à dissuader les propriétaires de laisser leurs logements inoccupés et à les inciter à les proposer à la location.

Selon la mairie de Paris, environ 200 000 logements sont vacants dans la capitale, soit près de 10 % du parc immobilier. Parmi eux, 20 000 sont considérés comme « vacants depuis plus de deux ans » et pourraient être rapidement remis sur le marché.

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Un espoir de libérer 20 000 biens

Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement, a déclaré : « Nous espérons que cette mesure incitative permettra de libérer 20 000 logements sur le marché locatif parisien, ce qui contribuerait à faire baisser les prix et à répondre à la crise du logement que connaît la ville. »

La mesure a été votée avec les voix de la majorité (Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts, Parti communiste français) et l'abstention de l'opposition de droite. Certains élus ont exprimé des réserves quant à l'efficacité réelle de la mesure, craignant que les propriétaires ne préfèrent vendre plutôt que louer.

Des exceptions pour les propriétaires en difficulté

Le nouveau dispositif prévoit des exemptions pour les logements vacants pour cause de travaux, de succession ou de situation de précarité du propriétaire. Les propriétaires qui justifient d'une impossibilité de louer (logement insalubre, procédure judiciaire, etc.) pourront également être exonérés.

La taxe sera due par les propriétaires de logements vacants depuis plus de deux ans dans les communes où la tension locative est forte. Paris est classée en zone tendue, ce qui permet à la mairie d'appliquer cette taxe majorée.

Un contexte de crise du logement

Cette décision intervient dans un contexte de forte tension sur le marché locatif parisien, où les loyers sont parmi les plus élevés de France. Selon l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (Olap), le loyer moyen à Paris atteint 26 €/m², soit près du double de la moyenne nationale.

La mairie de Paris estime que la libération de 20 000 logements pourrait faire baisser les loyers de 5 à 10 % dans certains arrondissements. Toutefois, des experts immobiliers doutent de l'impact réel de la mesure, soulignant que les logements vacants sont souvent de petite surface ou situés dans des quartiers peu attractifs.

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