Le projet de parc d'attractions Dragon Ball, qui doit voir le jour à Cergy-Pontoise, divise profondément les habitants. Alors que certains y voient une opportunité économique et touristique majeure pour le territoire, d'autres redoutent des nuisances quotidiennes. « Il va y avoir de la pollution sonore et lumineuse en permanence », s'inquiète un riverain interrogé par Libération.
Un projet ambitieux qui fait débat
Le parc, dont l'ouverture est prévue dans les prochaines années, s'étendra sur une vaste superficie et comptera plusieurs attractions dédiées à l'univers du manga Dragon Ball. Les promoteurs mettent en avant les retombées économiques attendues, notamment la création de milliers d'emplois directs et indirects, ainsi qu'une hausse significative de la fréquentation touristique dans l'agglomération de Cergy-Pontoise.
Cependant, les opposants au projet soulignent les impacts potentiels sur la qualité de vie. Outre le bruit et la lumière, ils évoquent les problèmes de circulation, de stationnement et de pression sur les infrastructures locales. Une habitante du quartier voisin confie : « On a peur que ça devienne invivable, surtout en été avec les horaires prolongés ».
Une concertation sous tension
La municipalité a organisé plusieurs réunions publiques pour présenter le projet et recueillir les avis des citoyens. Ces échanges ont été marqués par des tensions, certains participants dénonçant un manque de transparence sur les études d'impact environnemental et sanitaire. Les élus locaux, eux, rappellent que le parc s'inscrit dans une stratégie plus large de développement économique et d'attractivité pour la ville nouvelle.
Selon une enquête menée auprès des habitants, environ 45 % se disent favorables au projet, tandis que 35 % y sont opposés, les 20 % restants se déclarant indécis. Ces chiffres montrent un véritable clivage au sein de la population, entre ceux qui espèrent des retombées positives et ceux qui redoutent les conséquences négatives sur leur quotidien.
Des inquiétudes environnementales et sociales
Les opposants mettent également en avant des préoccupations environnementales, comme la consommation d'énergie du parc, l'artificialisation des sols et la gestion des déchets. Ils réclament des garanties sur les mesures de compensation écologique et sur les limitations des horaires d'ouverture, notamment en soirée.
De leur côté, les porteurs du projet assurent que des études approfondies sont en cours et que des aménagements seront prévus pour réduire les nuisances, comme des écrans acoustiques et des éclairages dirigés. Ils promettent également une concertation continue avec les riverains et les associations locales.
Alors que les travaux préparatoires doivent débuter dans les prochains mois, le débat reste vif. La décision finale sur les autorisations d'exploitation et les conditions d'ouverture appartient aux autorités préfectorales, qui devront trancher en tenant compte des avis exprimés lors de l'enquête publique.



