Le «Oreogate», un prétendu conflit parental autour de biscuits Oreo, a enflammé Internet et les plateaux télévisés, mais pourrait bien être un coup de communication de la marque, selon le HuffPost. Tout est parti d'une conversation entre parents d'élèves aux États-Unis, relayée en vidéo et en chanson sur Instagram, et qui a rapidement tourné au phénomène viral.
Un conflit parental devenu viral
Il y a une semaine, le compte Instagram Ashleighjamz, fort de 165.000 abonnés, a publié des captures d'écran d'un groupe WhatsApp dans lequel des mères de la classe de la fille de 5 ans de l'influenceuse débattent à cause de ces fameux gâteaux. Les publications, repérées par le HuffPost, déroulent ce qu'Internet nomme désormais «l'Oreogate».
Une dénommée Michelle demande aux autres parents s'il est possible de «se mettre d'accord sur des règles de base concernant les repas de midi». Pensant qu'il s'agit de problèmes allergiques, les autres participants se montrent ouverts à la discussion, jusqu'à ce que Michelle précise qu'elle aimerait que les autres enfants n'aient pas d'Oreo avec leur repas car sa fille, Ava, n'y a pas droit. Cette dernière serait revenue triste à la maison après avoir vu les autres en manger.
Des rebondissements en chanson
Dans une des vidéos, Michelle demande aux parents d'arrêter de donner des Oreo à leurs enfants. Dans une autre, une camarade de classe aurait donné des gâteaux à Ava, ce qui énerve Michelle car sa fille aurait ensuite redemandé à une camarade de lui donner en secret des Oreo, en échange de yaourts. On apprend également que Michelle a fouillé dans les affaires d'une élève pour vérifier s'il y avait ces biscuits. Chaque partie a son lot de drames.
Comme le signale le HuffPost, il pourrait très bien s'agir en réalité d'un coup de communication, la marque profitant pleinement d'être citée et d'être devenue un hashtag. En douze parties publiées (pour l'instant), Ashleighjamz montre des échanges qui semblent parfois irréalistes, en «chanson», avec l'intelligence artificielle Suno qui transforme les textes en musique. L'influenceuse est rémunérée par cette appli pour en faire la promotion et ne publie d'ailleurs que des captures d'écran de conversation WhatsApp en chanson pour raconter un drama.
Un buzz au bénéfice de la marque
Malgré la faible probabilité de la véracité de l'histoire de l'Oreogate, Internet s'est emparé du sujet ainsi que les médias, avec des spécialistes amenés à réagir sur les plateaux TV. À travers différents memes ou autres réactions, de nombreux internautes assurent que «nous connaissons tous une Michelle» et militent pour donner des Oreo à la petite Ava… Pour le plus grand plaisir de la marque.



