Dans un article publié le 4 juillet 2026, le journal Le Monde explore la masturbation féminine comme un acte d'émancipation sexuelle et politique. L'auteure, une jeune femme de 27 ans, raconte son parcours personnel et affirme que la masturbation lui a permis de se libérer de l'attente du prince charmant et de prendre le contrôle de son plaisir. Elle souligne que l'orgasme féminin est souvent négligé dans l'éducation sexuelle et que la masturbation est un moyen de le redécouvrir.
Un tabou persistant
Malgré les progrès en matière de droits des femmes, la masturbation féminine reste un sujet tabou dans de nombreuses sociétés. Selon une étude de l'Ifop citée dans l'article, seulement 56% des femmes françaises déclarent se masturber, contre 93% des hommes. Ce contraste révèle une inégalité dans l'approche de la sexualité. L'auteure insiste sur le fait que la masturbation est un droit fondamental et un outil d'émancipation.
Un chemin vers l'autonomie
L'article relate l'expérience personnelle de l'auteure qui a commencé à se masturber à l'âge de 15 ans. Elle décrit comment cet acte lui a permis de mieux connaître son corps et ses désirs, sans dépendre d'un partenaire. "La masturbation m'a libérée de l'idée que mon plaisir devait être donné par un homme", écrit-elle. Elle ajoute que cette pratique l'a aidée à avoir des relations sexuelles plus épanouissantes et à exiger de ses partenaires qu'ils prennent en compte son plaisir.
Un enjeu politique
L'auteure établit un parallèle entre la masturbation féminine et le féminisme. Elle considère que le contrôle du plaisir féminin est une forme de contrôle patriarcal. "En se masturbant, les femmes reprennent le pouvoir sur leur corps et leur sexualité", affirme-t-elle. Elle cite la sexologue Catherine Solano, qui explique que "la masturbation est un acte politique car elle remet en cause l'idée que la sexualité féminine doit être au service de la reproduction ou du plaisir masculin".
Des bienfaits pour la santé
Outre l'aspect émancipateur, la masturbation présente des bienfaits pour la santé physique et mentale. L'article mentionne qu'elle permet de réduire le stress, d'améliorer le sommeil et de soulager les douleurs menstruelles. Selon une étude de l'université de Rutgers, la masturbation régulière peut également renforcer le système immunitaire. L'auteure encourage les femmes à explorer leur corps sans honte.
Un appel à l'éducation sexuelle
L'article conclut sur un appel à une meilleure éducation sexuelle, notamment pour les jeunes filles. L'auteure estime que l'école devrait aborder la masturbation comme un aspect normal de la sexualité. "Il est temps de briser le silence et de dire aux filles que leur plaisir compte", écrit-elle. Elle espère que son témoignage incitera d'autres femmes à se libérer des injonctions sociales et à embrasser leur sexualité.



