Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, a réaffirmé dimanche son opposition à la réouverture des négociations commerciales avec l'industrie agroalimentaire. Il appelle cette dernière à mieux négocier avec ses propres fournisseurs, notamment dans les secteurs des emballages et du plastique, afin de contenir l'inflation exacerbée par la guerre au Moyen-Orient.
Un appel à la responsabilité des industriels
Intervenant sur LCI, Michel-Edouard Leclerc a déclaré : « C'est important que les acteurs économiques se retournent derrière eux et aillent négocier. Et pas simplement contre la grande distribution. » Il a dénoncé les pratiques de certains acteurs qui profitent de la situation : « Pour le moment, il y a beaucoup de gens qui font du fric, et pas simplement Total dans les compagnies pétrolières, (mais aussi) dans la pétrochimie, dans le secteur des emballages, de la plasturgie. »
Négocier durement avec les spéculateurs
Le dirigeant souhaite que « tous les industriels qui achètent des engrais, du plastique, des emballages, se retournent derrière eux et négocient durement avec cette pétrochimie, avec ces spéculateurs », qu'il qualifie de « faiseurs d'inflation ». Il estime que ces derniers contribuent à la hausse des prix et qu'il est nécessaire de les contrer.
Opposition à la réouverture des négociations
Michel-Edouard Leclerc a également rappelé son opposition à la réouverture des négociations commerciales demandée par l'industrie agroalimentaire en raison du conflit au Moyen-Orient. « Le cycle qui est prévu par la loi française, c'est à partir de décembre de l'année prochaine (...). Si je vois les pouvoirs publics qui nous disent +On va rouvrir la négociation, vous allez repasser à la caisse+, alors là ça va crier dur », a-t-il prévenu.
Compétitivité des prix chez E. Leclerc
Malgré la concurrence sur le carburant, notamment avec le plafonnement des prix de l'essence chez TotalEnergies, le dirigeant a assuré que les centres E. Leclerc « cartonnent aujourd'hui car on est bas » sur les prix des produits de grande consommation. Cette stratégie permet à l'enseigne de maintenir sa position face à l'inflation.



