Envoyer une lettre ou un colis coûtera plus cher à partir du 1er janvier 2027. La Poste a annoncé ce lundi 27 juillet 2026 une revalorisation de ses tarifs d'affranchissement avec une hausse moyenne de 6,73 %. Cette augmentation concerne aussi bien les particuliers que les professionnels et s'inscrit dans un contexte de baisse continue des volumes de courrier et de hausse des coûts.
La Lettre verte bondit de près de 10 %
Le prix de la Lettre verte, utilisée pour les envois du quotidien, passera de 1,52 euro à 1,67 euro, soit une hausse de près de 10 %. Les autres services voient également leurs tarifs augmenter : la lettre recommandée de 20 g passe de 6,11 à 6,47 euros, la lettre services plus (documents importants) de 3,47 à 3,67 euros, l'e-Lettre rouge (urgent distribué le lendemain) de 1,60 à 1,70 euro, et la lettre internationale jusqu'à 20 g de 2,25 à 2,45 euros.
Les clients utilisant le service en ligne « Mon Timbre en Ligne » bénéficieront d'une remise de 4 centimes, portant par exemple la Lettre verte à 1,63 euro. Pour les colis, les tarifs Colissimo envoyés par les particuliers vers la France métropolitaine et l'international augmenteront en moyenne de 4,1 %, tandis que les colis entre la métropole et l'outre-mer connaîtront une baisse de 5 %.
Justification : assurer la pérennité du service universel
La Poste justifie cette hausse par la nécessité « d'assurer la pérennité du service universel postal avec une qualité élevée », alors que la baisse continue du nombre de lettres transportées réduit ses revenus depuis des années. Début 2026, les tarifs avaient déjà augmenté de 7,4 % en moyenne. Le service universel postal, l'une des quatre missions de service public de La Poste (avec la distribution de la presse, l'aménagement du territoire et l'accessibilité bancaire), garantit notamment une distribution six jours sur sept.
Le groupe, qui a réalisé 34 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, est chroniquement confronté à l'attrition du courrier, qui lui coûte chaque année « 500 millions d'euros de chiffre d'affaires », a rappelé sa nouvelle PDG, Marie-Ange Debon. Ses missions de service public sont toutes sous-compensées par l'État, ce qui a conduit « à un déficit global de plus d'un milliard d'euros », alertait un rapport parlementaire début juillet.
Impact sur les ménages et perspectives
Malgré ces hausses, La Poste estime que le budget des ménages pour les services postaux, qui représente « moins de 27 euros par an en moyenne », devrait diminuer de 8,7 % en 2027, en raison de la baisse des envois de courriers. Le groupe, qui a dévoilé son nouveau plan stratégique début juillet, mise sur le colis, la banque et l'assurance pour atteindre 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2031.



