L'ultra-fast fashion est omniprésente dans les contenus sponsorisés des influenceurs, selon une étude dévoilée ce jeudi par Data for Good, une communauté de bénévoles tech au service de l'intérêt général. L'analyse porte sur 185 000 publications postées en 2025, issues de 1 147 comptes les plus suivis sur TikTok, Instagram et YouTube. Parmi elles, 7 518 contenaient des posts sponsorisés, impliquant 1 308 marques.
Les marques polluantes surreprésentées
Les marques à impact négatif sur l'environnement représentent seulement 10 % du panel, mais concentrent 18 % des posts sponsorisés, soit une surreprésentation significative. « Les secteurs de la fast fashion, des industries polluantes et de la malbouffe sont particulièrement présents », explique Amélie Deloche, porteuse du projet. Les résultats sont publiés sur « Paye ton influence », un observatoire des pratiques des influenceurs sur LinkedIn.
Mode et beauté en tête
Les secteurs de la mode et de la beauté dominent largement les collaborations, représentant plus d'un tiers des partenariats, devant la tech et l'alimentation. La marque Garnier arrive en tête avec 78 partenariats, suivie de Temu et Sephora. La fast fashion et l'ultra-fast fashion sont particulièrement présentes, avec des marques comme Temu, Shein et Sheglam au cœur de l'écosystème. Plus d'un influenceur sur dix (13 %) a un partenariat avec au moins l'une de ces trois plateformes asiatiques.
Impact environnemental et consommation
Cette étude met en lumière le rôle des influenceurs dans la promotion de marques à fort impact environnemental. « Les consommateurs sont exposés de manière disproportionnée à des produits peu durables », souligne Amélie Deloche. Les données suggèrent que les marques les plus polluantes investissent massivement dans le marketing d'influence pour toucher un public jeune et connecté.



