Le conseil municipal de Grasse a adopté, mardi soir, une série de hausses tarifaires touchant plusieurs services municipaux. Parmi les mesures votées figurent une augmentation de 0,9 % de la taxe locale sur la publicité extérieure, la fixation de tarifs planchers pour les activités périscolaires (4,90 euros par mois) et extrascolaires (4 euros par jour), ainsi que des revalorisations des locations de salles dans les mairies annexes, la Maison des associations, les Augustins et l'espace culturel La Chênaie. De nouveaux tarifs ont également été créés pour certaines redevances d'occupation du domaine public routier.
Une décision justifiée par la majorité
Le maire Jérôme Viaud a justifié ces révisions en s'appuyant sur le rapport définitif de la Chambre régionale des comptes d'avril 2022. Selon lui, ce rapport soulignait la nécessité pour la collectivité d'optimiser ses produits de gestion face à la rigidité de ses charges. Il a également comparé les recettes de sa commune à celles d'autres villes méditerranéennes : « Dans les derniers comptes des communes publiés par la Direction générale des collectivités locales en 2024, les produits des services et du domaine représentaient 50 euros par habitant pour la commune, alors qu'ils étaient de 125 euros en moyenne pour les communes de la Méditerranée. » Il en conclut que « cette optimisation de nos ressources de gestion passe nécessairement par une révision globale de notre politique tarifaire ».
L'opposition dénonce un contexte difficile
Ces arguments n'ont pas convaincu l'opposition. Leïla Tonnerre, élue du groupe Union solidaire et populaire pour Grasse, a critiqué cette décision dans un contexte déjà tendu pour les habitants : « Tout a augmenté, résume-t-elle. Tout augmente dans la vie, et les Grassois vont encore devoir payer. »
Des tarifs jugés encore insuffisants
Annie Oggero-Maire, conseillère déléguée à l'animation et à la vie associative, a défendu les augmentations en rappelant que les tarifs de location des salles n'avaient pas évolué depuis le 1er octobre 2023. Elle estime que « cette augmentation reste encore insuffisante et demeure en dessous des tarifs pratiqués dans des communes du département de taille comparable ». Elle a également évoqué la hausse des dépenses : « Au regard de l'augmentation des coûts des fluides et de l'ensemble des charges qui pèsent lourdement sur le budget communal, une partie de ces dépenses doit être intégrée aux tarifs proposés pour la location de ces salles. »
Une hausse minime pour la Maison des associations
Parmi les évolutions les plus modestes, la mise à disposition d'une boîte aux lettres à la Maison des associations, avec accès gratuit aux salles pour réunions et permanences, passe de 15 à 20 euros par an. « L'augmentation est minime », a conclu Annie Oggero-Maire.



