Grande braderie de Sainte-Maxime : 100 exposants pour relancer la saison touristique
Grande braderie de Sainte-Maxime : 100 exposants pour relancer la saison

Près de 100 exposants ont réservé leur place et des milliers de visiteurs sont attendus pour la grande braderie de Sainte-Maxime, qui se tient ce 20 août 2026. L'édition 2026 est complète, annonce l'office de tourisme. L'événement anime les rues de la ville et permet aux commerçants d'écouler leurs stocks et de relancer les ventes après un été marqué par une clientèle française moins présente.

Une ambiance conviviale pour les bonnes affaires

« À vos marques, prêts, bradez ! » retentit la voix d'animation montée sur haut-parleurs entre deux chansons. Il est 10 h 40, c'est l'heure des bonnes affaires. La grande braderie se fait en musique, convivialité oblige. Pour l'occasion, la ville est transformée en magasin à ciel ouvert. L'édition 2025 avait connu une « affluence record » selon le bilan officiel, et les organisateurs espèrent dépasser ce chiffre cette année.

« Ça va nous redonner un coup de boost, c'est le dernier push, s'enthousiasme une commerçante derrière son stand. On fait du tri, on écoule les stocks et ça nous permet aussi de toucher des clients qu'on ne voit pas forcément d'habitude. » L'événement et ses bénéfices ne se limitent pas aux étals : « On sait qu'à midi, ça va se remplir, anticipe une restauratrice. Pour nous, ces événements, c'est aussi l'occasion de faire une bonne journée. »

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Un travail logistique exigeant

Pratiquement tous les commerçants de la vieille ville participent. « On n'a pas trop le choix au final, mais tant mieux, il y a du passage », confie l'un d'eux. Les boutiques montent des étals, les commerces de bouche aussi, avec des encas pensés pour attirer les bradeurs. « Ça épuise de fouiller, il faut bien les nourrir ! » s'amuse un commerçant.

Derrière l'ambiance légère de la braderie, il y a un réel travail logistique : « Entre la sélection, l'étiquetage, l'installation… c'est fatigant », témoigne une commerçante. Elle tient à préciser : « Ce n'est pas forcément un plaisir, mais c'est nécessaire. Ça permet d'écouler les stocks. Mais on vend souvent à prix coûtant donc forcément, le chiffre ne suit pas toujours. »

Un contrecoup après l'événement

Un autre effet peu intuitif de l'événement : le contrecoup de l'après-braderie. « Avant, les gens n'achètent pas, ils attendent la braderie pour faire leur stock et après, ils ont déjà trop acheté… » explique un commerçant. Pour autant, l'événement est attendu, surtout compte tenu du pouvoir d'achat en baisse des Français. Une réalité que certains commerçants ont sentie au cours de l'été.

« Nous sommes le reflet parfait de la société en étant si proche du client, explique le propriétaire de cinq établissements maximois, et ce que l'on a constaté, c'est la disparition du Français moyen. » « Heureusement que l'on a pu compter sur les étrangers », ajoute une commerçante dans le textile. La tendance de passage pour les Français semble diminuer.

Un bilan de saison contrasté mais optimiste

« Il a fallu nous battre, même si la baisse de 30 % annoncée s'est avérée exagérée, on était plutôt vers les 5 % », détaille un restaurateur. Malgré cela, « les chiffres ne sont pas mauvais, confesse un commerçant de produits artisanaux. On a peut-être eu moins de monde, mais la clientèle a changé. Ceux qui dépensent le plus sont toujours là, et ce sont eux qu'on cherche à toucher. »

En dépit d'une saison ralentie, les commerçants de tous secteurs restent optimistes : « Ça fait partie du métier, il faut savoir s'adapter. »

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