La Feria de Pentecôte 2026 à Nîmes s'est déroulée sous les meilleurs auspices, avec un temps magnifique et une affluence record dans la plupart des bodegas et restaurants. Si les chiffres définitifs ne sont pas encore disponibles, les retours des commerçants et des organisateurs sont unanimes : cette édition est un très bon cru.
Des bodegas comblées par l'affluence
Au Burladero, situé derrière l'église Saint-Paul, Victor Jalaguier se réjouit : « Nous avons eu beaucoup de monde dès le début de la feria jusqu'à lundi midi. L'ambiance était excellente, c'était vraiment très bien. » Même satisfaction du côté du Pablo Romero, où Joe Gabourdes souligne l'absence d'incidents et la bonne humeur générale. « Dix vigiles étaient présents pour assurer la sécurité, et les clients étaient très sympathiques. La fiesta brava comme je l'aime ! » Il ajoute que la bodega a eu l'honneur de recevoir tous les matadors français programmés à la corrida de Margé, ainsi que l'éleveur. « Nous les avions soutenus, et nous sommes ravis de leur venue. Marco Perez, héros de la corrida du samedi, était également présent. »
La bodega Los Filosofos affiche également un bilan satisfaisant. Nicolas Bessodes indique que le public était plus nombreux que d'habitude le jeudi, et stable les autres jours. « Les gens étaient heureux de faire la fête, cela nous motive pour préparer nos 30 ans de bodega ! »
L'Esplanade et le Jean-Jaurès en fête
Sur l'Esplanade, les restaurateurs ont accueilli une foule nombreuse jusqu'à lundi soir. Mais c'est du côté du boulevard Jean-Jaurès que les sourires sont les plus larges, cet axe ayant été particulièrement animé durant la feria. Les frères Blanc, du Gambrinus, témoignent : « Le midi, nous travaillions déjà très bien, mais cette année, l'activité s'est prolongée en soirée. Les animations ont attiré une belle clientèle, et les gens étaient très contents. »
Le Victor Hugo en demi-teinte
Seule ombre au tableau, la bodega du Victor Hugo, qui a subi les conséquences d'un arrêté sur les nuisances sonores et d'un refus d'extension de son comptoir par la municipalité. Le patron, Nicolas Delprat, déplore une perte de 40 % de son chiffre d'affaires. « Je m'attendais à -50 %, mais la bonne fréquentation et le beau temps ont limité les dégâts. Heureusement, je n'avais pas installé toute la décoration, même si tout le monde m'a demandé où elle était passée ! » Malgré tout, Nicolas Delprat, également vice-président de l'Umih 30, reconnaît que cette Pentecôte 2026 a été une belle édition. « Il y avait du monde partout, même en fin de mois, c'est le point positif. Le maire est même passé boire un verre, nous avons pu discuter, c'était sympa. »



