Le maire de Nice, Eric Ciotti, a pris un arrêté municipal assouplissant les règles encadrant les locations touristiques de type Airbnb dans la ville. Cette décision, annoncée le 19 juin 2026, permet désormais aux propriétaires de louer leur résidence principale jusqu'à 120 jours par an, contre 90 auparavant. De plus, les logements classés en meublés de tourisme pourront être loués à l'année sans limitation de durée, sous réserve de respecter certaines normes de sécurité et de décence.
Une mesure critiquée par l'opposition
La gauche niçoise a immédiatement réagi, dénonçant un « scandale » et une « braderie du logement » au profit des intérêts privés. Les élus socialistes et écologistes estiment que cette mesure va aggraver la crise du logement dans la ville, où les prix sont déjà très élevés. Ils pointent du doigt le risque de voir des logements entiers être transformés en locations touristiques, au détriment des habitants permanents.
Les explications de la mairie
De son côté, la mairie justifie cet assouplissement par la nécessité de soutenir le tourisme, secteur clé de l'économie niçoise. Selon Eric Ciotti, il s'agit de « simplifier la vie des propriétaires tout en garantissant un cadre clair et équilibré ». La municipalité assure que des contrôles renforcés seront mis en place pour éviter les abus, notamment via une plateforme numérique de déclaration obligatoire.
- Augmentation du plafond de location de la résidence principale de 90 à 120 jours.
- Suppression de la limitation de durée pour les meublés de tourisme classés.
- Mise en place d'un système de déclaration en ligne pour faciliter les contrôles.
Réactions et conséquences
Les associations de défense des locataires et les syndicats de l'immobilier ont également réagi. Certains craignent une flambée des loyers et une pénurie de logements pour les résidents. D'autres, comme la Fédération du bâtiment, saluent une mesure qui pourrait stimuler la rénovation des logements. Le débat s'annonce vif au conseil municipal, où l'opposition promet de contester cette décision par tous les moyens légaux.
Cette affaire intervient dans un contexte national tendu, où plusieurs grandes villes françaises, comme Paris, Lyon ou Bordeaux, durcissent au contraire leur réglementation Airbnb pour lutter contre la crise du logement. Nice fait figure d'exception, ce qui interroge sur la cohérence des politiques locales face à un phénomène mondial.



