La première puissance économique et militaire mondiale vient de franchir la barre des 40 000 milliards de dollars de dette, un montant deux fois supérieur à celui enregistré lors du premier mandat de Donald Trump. Ce seuil symbolique est atteint alors que le président américain avait promis, durant les campagnes de 2016 et 2024, de s'attaquer au mur de la dette.
Un cocktail de promesses resté sans effet
Donald Trump avait avancé un programme économique fondé sur trois piliers : des baisses d'impôts censées soutenir la croissance, la renégociation des accords commerciaux entre les États-Unis et le reste du monde, et une réduction massive des dépenses publiques. Pour concrétiser ce dernier point, un Département de l'efficacité gouvernementale, le Doge, avait même été créé, avec à sa tête Elon Musk, afin de tailler dans les administrations.
En vain. Une fois n'est pas coutume, Donald Trump a fait tout et son contraire. Les baisses d'impôts, censées stimuler l'activité, n'ont pas généré la croissance suffisante pour compenser la perte de recettes. La renégociation des accords commerciaux n'a pas non plus produit les effets escomptés sur le solde budgétaire.
Le Doge et Elon Musk impuissants face à la hausse
Le Doge, présenté comme l'outil miracle pour réduire la voilure de l'État fédéral, n'a pas permis d'infléchir la trajectoire. Les coupes annoncées dans les administrations n'ont pas suffi à endiguer la montée de l'endettement, qui s'est accélérée au fil des mois.
Le franchissement des 40 000 milliards de dollars représente un doublement par rapport au niveau de la dette sous le premier mandat de Donald Trump. Cette évolution contraste fortement avec les engagements répétés du président, qui avait fait de la réduction de la dette un axe central de ses campagnes.
Un impact économique et politique majeur
Cette dette record soulève des questions sur la soutenabilité des finances publiques américaines à long terme. Le paiement des intérêts pèse de plus en plus lourd dans le budget fédéral, réduisant la marge de manœuvre pour d'autres dépenses, qu'il s'agisse d'investissements ou de programmes sociaux.
Sur le plan politique, cet échec pourrait fragiliser le discours de Donald Trump sur la gestion économique, alors que la question de la dette s'annonce comme un enjeu central des prochaines échéances électorales. Les électeurs, qui avaient été séduits par la promesse d'un assainissement des comptes, pourraient être déçus par ce bilan contrasté.



