L'Union européenne a infligé une amende de 890 millions d'euros à Google, une décision qui risque de provoquer la colère de l'administration Trump. Cette sanction, annoncée le 23 juillet 2026, est l'une des plus lourdes jamais imposées par Bruxelles à un géant de la tech.
Les motifs de l'amende
La Commission européenne a jugé que Google avait abusé de sa position dominante dans le secteur de la publicité en ligne. Selon l'enquête, la société a imposé des clauses restrictives à ses partenaires, empêchant la concurrence de se développer. Concrètement, Google aurait exigé que les sites web utilisent exclusivement ses services publicitaires, en échange d'un accès privilégié à ses données.
Réactions de Google et des États-Unis
Google a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision. Dans un communiqué, l'entreprise a déclaré : « Nous pensons que notre approche a toujours été conforme au droit européen et nous continuerons à défendre notre position devant les tribunaux. » De son côté, le président Donald Trump a vivement critiqué l'amende, la qualifiant de « attaque injuste contre une entreprise américaine emblématique ».
Un précédent dans la régulation des géants du numérique
Cette amende s'ajoute à une série de sanctions contre Google par l'UE. En 2018, Bruxelles avait déjà infligé une amende de 4,34 milliards d'euros pour des pratiques anticoncurrentielles liées à Android. L'UE a également ciblé d'autres grandes entreprises technologiques, comme Apple et Amazon, dans le cadre de sa volonté de réguler le marché numérique.
Impact sur les relations transatlantiques
La décision de l'UE pourrait exacerber les tensions commerciales entre les États-Unis et l'Europe. Trump a menacé de riposter par des droits de douane sur les produits européens. Les experts estiment que cette affaire pourrait compliquer les négociations en cours sur la coopération numérique transatlantique. Selon une source proche de la Commission, l'amende vise à protéger la concurrence et les consommateurs européens.



