L’Autorité de la concurrence a infligé un total de 380 millions d’euros de sanctions en 2025, selon son bilan annuel publié ce mercredi. Ce montant record reflète une intensification de la lutte contre les ententes et les abus de position dominante.
Des secteurs clés ciblés
Les sanctions ont principalement concerné les secteurs de la grande distribution, des transports et du numérique. Dans la grande distribution, plusieurs enseignes ont été condamnées pour des pratiques d’entente sur les prix. Le transport ferroviaire a également été épinglé pour des abus de position dominante.
Selon Benoît Cœuré, président de l’Autorité, « ces sanctions montrent notre détermination à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et à garantir une concurrence loyale entre les entreprises. »
Des enquêtes en hausse
En 2025, l’Autorité a ouvert 45 enquêtes, contre 38 l’année précédente. Parmi elles, 12 concernaient des ententes, 20 des abus de position dominante et 13 des pratiques restrictives. Le nombre de décisions rendues a également augmenté, passant de 55 à 67.
Les amendes les plus élevées ont été infligées dans le secteur numérique, avec une amende de 150 millions d’euros à une grande plateforme technologique pour abus de position dominante.
Impact sur les consommateurs
L’Autorité estime que ces sanctions ont permis de faire baisser les prix de 2 à 5 % dans les secteurs concernés, ce qui représente une économie totale d’environ 1,2 milliard d’euros pour les consommateurs français. « Chaque euro de sanction contribue à restaurer la concurrence et à réduire les prix », a déclaré un porte-parole.
En 2025, l’Autorité a également renforcé sa coopération avec la Commission européenne et les autorités nationales de concurrence, notamment dans le cadre de l’enquête sur les marchés numériques.



