La SELO, dont près des deux tiers du chiffre d’affaires reposent sur le tourisme, subit de plein fouet le repli des dépenses de loisirs des ménages français. De quoi inquiéter ses dirigeants, alors que les réservations pour 2026 semblent déjà en retrait.
Une assemblée générale sous le signe de l’inquiétude
Réunie en assemblée générale ce jeudi 4 juin 2026 à Chirac, la principale actrice du développement économique en Lozère a dévoilé son bilan de 2025. L’activité touristique de la Lozère enregistre une baisse cette année. Avec le contexte économique national que nous connaissons, les ménages, inquiets pour leur pouvoir d’achat, ont réduit leurs dépenses de loisirs. Cette tendance a été observée par la société d’économie mixte départementale (SELO), qui a tenu son assemblée générale ce jeudi 4 juin 2026 dans la salle du Temps libre à Chirac.
Cette année, la société, principale actrice du développement économique sur le territoire, a généré 9 984 072 euros de chiffre d’affaires, une hausse de 1,5% par rapport à 2024.
La fréquentation touristique recule en Lozère
Tirant près de 62,78% de son chiffre d’affaires des activités touristiques, la SELO a enregistré en 2025 un recul de 2,22% dans ce secteur. Cette baisse s’explique notamment par une fréquentation en diminution au Parc des loups du Gévaudan, des conditions météorologiques défavorables ainsi que l’annulation de plusieurs cures thermales. Près de 33 curistes ont annulé leur séjour, sachant qu’une cure complète équivaut à 700 euros, c’est une perte conséquente. Nous sommes inquiets pour 2026, le niveau de réservation global est inférieur à l’année précédente, détaille Roger Crueyze, directeur général de la SELO.
Aider les entrepreneurs et favoriser l’habitat
La seconde activité de la société repose sur la location immobilière aux entreprises, générant, en 2025, près de 33% de son chiffre d’affaires. Dans le cadre du portage de bâtiments industriels, la SELO a récemment fait l’acquisition de 4 hectares de terrains dans la zone d’Aumont-Aubrac afin d’y implanter 9 à 11 entreprises. Encore faut-il réussir à attirer des entrepreneurs et, comme le souligne Laurent Suau, président du conseil départemental, cela passe par rendre la Lozère plus attractive.
À ce propos, il a abordé la question du logement, peu accessible dans le département. D’après ses chiffres, environ 7 000 habitations sont en attente de rénovation et pourront, une fois adaptées aux nouvelles normes, accueillir des habitants. Pour développer le dynamisme d’une commune, il faut une offre en services publics mais aussi une maîtrise du foncier, ajoute le président.
Malgré ces difficultés, la SELO reste confiante et poursuit ses investissements et ses projets de développement, avec l’espoir de redresser la barre avant la fin de l’année 2026.



