La production française de pommes de terre devrait chuter de 23 % cette année sous l'effet d'une sécheresse historique, a alerté l'Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) ce lundi 24 août. Les producteurs réclament un soutien d'urgence de l'État.
Une baisse massive de la production
Durement frappés par la sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois en France, les producteurs de pommes de terre s'attendent à une chute de 23 % de la récolte sur un an, avec des pertes d'au moins 400 millions d'euros, ont-ils annoncé ce lundi 24 août.
« Après cinq épisodes successifs de canicule et un déficit hydrique exceptionnel, les projections de l'UNPT anticipent une baisse massive de la production française de l'ordre de – 23 % en un an », indiquent-ils dans un communiqué.
400 millions d'euros de pertes et un rendement historiquement bas
« Au regard de l'ampleur potentielle des pertes économiques pour les producteurs, évaluées à ce stade par l'UNPT à au moins 400 millions d'euros », les producteurs « demandent à l'État d'anticiper dès maintenant un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés », est-il ajouté.
« Cette campagne pourrait marquer l'un des plus importants décrochages de production jamais enregistrés pour la pomme de terre française », estime l'UNPT. Cette baisse brutale serait marquée par « le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans », avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 t/ha en 2025 (- 14 %) et 43,1 t/ha en moyenne quinquennale (- 13 %).
Une situation plus grave qu'en 2022
La chute serait encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022, signalent les producteurs. Cette année-là, la production avait déjà été fortement affectée, mais les pertes annoncées pour 2026 dépassent ce précédent.
Les producteurs espèrent que l'État répondra rapidement à leur demande de soutien exceptionnel, alors que les épisodes de canicule et le déficit hydrique continuent de peser sur les cultures. La situation reste préoccupante pour la filière, qui craint des conséquences durables sur l'approvisionnement et les revenus des exploitations.



