Les producteurs français de pommes de terre s'attendent à une chute de 23 % de la récolte sur un an, avec des pertes d'au moins 400 millions d'euros, ont-ils annoncé lundi. Cette baisse brutale, liée à la sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois, serait marquée par « le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans », selon l'UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre).
Des projections alarmantes de l'UNPT
Dans un communiqué, les producteurs indiquent qu'« après cinq épisodes successifs de canicule et un déficit hydrique exceptionnel », les projections de l'UNPT anticipent « une baisse massive de la production française de l'ordre de -23 % en un an ». Ils ajoutent qu'« au regard de l'ampleur potentielle des pertes économiques pour les producteurs, évaluées à ce stade par l'UNPT à au moins 400 millions d'euros », ils « demandent à l'État d'anticiper dès maintenant un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés ».
L'UNPT estime que « cette campagne pourrait marquer l'un des plus importants décrochages de production jamais enregistrés pour la pomme de terre française ». La chute serait encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022, signalent les producteurs.
Un rendement moyen en forte baisse
Cette baisse brutale serait marquée par « le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans », avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 tonnes par hectare en 2025, soit une baisse de 14 %, et 43,1 tonnes par hectare en moyenne quinquennale, soit une baisse de 13 %.
Les producteurs soulignent que les pertes économiques pourraient atteindre au moins 400 millions d'euros, un montant qui pourrait encore évoluer selon l'évolution de la situation. Ils demandent à l'État de mettre en place un dispositif exceptionnel de soutien pour les producteurs les plus touchés, sans attendre la fin de la campagne.



