En mars 2026, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a actualisé le zonage des unités urbaines, donnant suite à la demande de la Communauté de communes du Pays foyen formulée en 2024. Celle-ci contestait le rattachement de Pineuilh à l'unité urbaine de Bergerac, qui signifiait de facto l'application du dispositif Solidarité et renouvellement urbain (SRU). Cette révision, motivée notamment par l'absence de continuité bâtie entre l'unité urbaine de Bergerac et celle de Pineuilh, a entraîné la sortie de la ville, ainsi que de Sainte-Foy-la-Grande, Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, Saint-Antoine-de-Breuilh, Saint-Avit-Saint-Nazaire et Saint-Philippe-du-Seignal.
Fin des pénalités financières
Cette modification a pour conséquence la création de la nouvelle unité urbaine de Pineuilh composée des six communes, dont la population est inférieure au seuil des 50 000 habitants. Or, la loi SRU ne s'applique qu'aux communes de plus de 3 500 habitants, intégrées à des agglomérations de plus de 50 000 habitants. Pineuilh, désormais exclue de ce périmètre, n'est donc plus soumise aux obligations de la loi, qui impose aux communes de disposer d'au moins 20 % de logements sociaux parmi leurs résidences principales.
Pour la commune, qui a reçu un courrier du préfet Étienne Guyot en avril dernier, cette décision marque la fin des pénalités financières liées au non-respect des objectifs SRU. En deux ans, la commune avait déjà dû s'acquitter de plus de 50 000 euros d'amendes, une charge lourde pour ses finances locales. Le maire Didier Teyssandier, qui n'a cessé de dénoncer ce dispositif, salue cette évolution comme une reconnaissance des réalités territoriales et des difficultés structurelles rencontrées par la commune pour atteindre les quotas imposés par la loi. Cette sortie du dispositif permet à Pineuilh de se recentrer sur ses priorités locales.



