Les pêcheurs de Sète confrontés à la flambée du prix du gazole
À Sète, les professionnels de la pêche sont durement touchés par l'augmentation continue du coût du gazole. Cette situation menace la viabilité économique de leurs navires, avec des charges qui réduisent considérablement les salaires des marins. Pour y faire face, une réunion s'est tenue mardi soir au sein de la prud'homie des pêcheurs de la ville, afin de discuter des actions à entreprendre.
Une solution innovante : les marées nocturnes
Initialement, l'idée de demander une réduction des taxes prélevées par les organismes professionnels, comme les criées ou la coopérative d'avitaillement, avait été envisagée. Cependant, cette piste a été abandonnée au profit d'une approche plus pragmatique. Les pêcheurs souhaitent désormais obtenir une dérogation auprès des affaires maritimes pour pouvoir effectuer des marées, c'est-à-dire rester au large la nuit plutôt que de réaliser des allers-retours quotidiens.
Cette méthode permettrait notamment aux chalutiers d'économiser un trajet complet, réduisant ainsi leur consommation de gazole. En évitant de partir le matin et de revenir en début de soirée, les professionnels espèrent maintenir leurs activités sans voir leurs navires immobilisés à quai.
Des demandes relayées au niveau européen
Parallèlement, les pêcheurs sétois comptent sur l'État français pour porter leurs revendications au niveau européen. Ils espèrent notamment un élargissement du nombre de jours de mer autorisés par an, une mesure qui pourrait offrir une bouffée d'oxygène supplémentaire à un secteur en difficulté.
Cette initiative illustre les défis auxquels font face les communautés côtières dans un contexte de hausse des coûts énergétiques. Elle souligne également la nécessité d'adapter les pratiques traditionnelles pour préserver l'avenir de la pêche artisanale.



