À Sabran, les 250 pains cuits au feu de bois s'arrachent en deux heures
Sabran : 250 pains au feu de bois vendus en deux heures

La fête du pain, organisée dimanche 7 juin, a réuni les habitants de Colombier, à Sabran, autour du four communal. En à peine deux heures, les 250 pains cuits à l'ancienne se sont envolés, symbole d'une tradition toujours vivante.

Une vente express

“Vous avez déjà tout vendu ?”, s’enquiert, visiblement déçu, un homme auprès de bénévoles de l’association Les Amis du four à pain de Colombier. En une heure et demie, dimanche, les 250 pains cuits au petit matin ont trouvé acquéreur. Chantal fait partie de ces heureux chanceux. “Ça me régale”, s’enthousiasme la septuagénaire en pleine dégustation. “Regardez, comme il est beau, regardez comme la mie est belle. La saveur n’a rien à voir avec les pains cuits à l’électricité”, assure celle qui compte bien se faire de belles tartines, “juste avec du beurre”, pour ses prochains petits-déjeuners.

Un four historique de 1755

Le pain était en effet à la fête dimanche 7 juin dans le hameau de Colombier, à Sabran, puisque de nombreuses animations étaient programmées autour de la place du lavoir : vide-grenier, pêche à la truite, marché de producteurs mais surtout vente de pains fabriqués dans le four communal attenant. L’édifice datant de 1755 a récemment été rénové par la commune, “car il présentait des signes de faiblesse, la voûte menaçait de s’effondrer”, indique Jeanne-Marie Guyon, présidente des Amis du four à pain. Une association forte de quelque 150 membres qui, depuis seize ans, s’active pour faire revivre ce four.

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Une cuisson maîtrisée

Et pour cette fête du pain, il a fallu le mettre en chauffe dès jeudi puis se relayer pour le recharger et surveiller sa température. “On allume un feu de bois sur la sole puis cela fonctionne par accumulation de chaleur. Pendant la chauffe, il atteint les 300 °C et pour faire cuire le pain il doit faire entre 220 et 240 °C”, détaille Guy Andrieu, le vice-président. Les pâtons, réalisés par un boulanger professionnel avec de la farine de froment, de seigle et complète, sont ensuite cuits directement depuis la sole, auparavant débarrassée de ses cendres. “Une fournée de 50 à 60 pains prend quinze, vingt minutes à cuire”, ajoute Guy Andrieu.

Faire vivre la tradition

Y a-t-il une différence entre ces pains-là et ceux achetés en boulangerie ? “C’est surtout le folklore, pour faire vivre la tradition. Mais les gens aiment”, répond Jeanne-Marie Guyon. “Le but est la convivialité et de rappeler que les grands-parents cuisaient leur pain comme ça”, ajoute le vice-président. Quatre à cinq fois dans l’année, l’association remet en chauffe le four mais cuit moins de pains que lors de sa Fête du mois de juin. Que les gourmands se tiennent prêts !

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