Ce vendredi 18 septembre au matin, la petite parcelle des Costières de Nîmes installée dans les jardins de la Fontaine a accueilli élus, vignerons et Nîmois pour une vendange symbolique, devenue le rendez-vous traditionnel d’ouverture de la feria des Vendanges. Quelques coups de sécateurs, des grappes qui tombent dans les seaux et, en arrière-plan, la Tour Magne.
Une tradition renouvelée au pied de la Tour Magne
Pour ouvrir la feria des Vendanges, Nîmes a renoué ce vendredi matin avec une tradition bien particulière : vendanger la petite parcelle des Costières de Nîmes. Planté en 2017 au pied de la Tour Magne, le Clos de la Fontaine compte quelque 200 pieds de vigne. Cette initiative est née d'un « pari un peu fou » lancé par le président de l’Institut français de la vigne et du vin, Bernard Angelras, et l’ancien maire Jean-Paul Fournier.
Pour cette nouvelle récolte, plusieurs personnalités locales étaient présentes, parmi lesquelles le maire Vincent Bouget et Cyril Marès, président des Costières de Nîmes. Plusieurs consuls, vêtus de leurs habits traditionnels, étaient également de la partie pour représenter les liens entre les cultures et les traditions.
Une récolte « plutôt correcte » dans les Costières
Après un court discours, Vincent Bouget a donné les premiers coups de sécateur, avant qu’un apéritif ne réunisse les participants sur l’esplanade. De nombreux Nîmois, de tous âges, ont assisté à ce moment. « C’est un petit événement mais qui est très beau. C’est intimiste mais c’est à faire chaque année », témoigne Agnès, qui y participe tous les ans.
Le Clos de la Fontaine, c’est 200 pieds de vigne de mourvèdre et de syrah. Si cette vendange marque symboliquement le début de la feria, elle intervient alors que les vendanges touchent à leur fin dans les domaines du territoire. Malgré la chaleur et la sécheresse, Cyril Marès, le président de l’appellation, évoque une récolte « plutôt correcte, même un peu plus élevée que ces dernières années ». Les fortes pluies hivernales ont permis de recharger les nappes et le sol profond des Costières a conservé une humidité suffisante pour les racines.
Un clin d’œil à l’histoire viticole de la ville
Sur la petite parcelle nîmoise, le raisin est particulièrement sucré cette année, si l’on en croit les gourmands qui piquent quelques grains ici et là durant la récolte. Pour Cyril Marès, cette vigne est surtout « un clin d’œil à la ville » et à son histoire viticole. « On est au pied de la Tour Magne, il y a 2 500 ans d’histoire de la viticulture ici », rappelle-t-il.
Des panneaux installés près de la parcelle permettent désormais aux promeneurs de découvrir les cépages et l’appellation. Une façon de faire entrer un peu plus les Costières dans la ville, alors que l’appellation fête cette année ses 40 ans.



