La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi 24 avril la revalorisation des indemnités accordées aux éleveurs contraints d'abattre leurs bêtes affectées par la tuberculose bovine. Peu connue, cette maladie infectieuse, surtout véhiculée par des animaux sauvages et transmissible à l'humain, trouve un réservoir dans le cheptel bovin.
Une revalorisation de 850 euros par bovin
« Lorsque l'arrivée de cette maladie dans un élevage conduit à l'abattage-diagnostic de troupeaux, nous indemnisons », a souligné Annie Genevard, qui a annoncé une revalorisation de 850 euros de l'indemnité versée par bovin de plus de 24 mois, lors du congrès à Avignon des Groupements de défense sanitaire (GDS), associations départementales d'éleveurs dédiées à la santé animale.
« Nous passons donc de 2 500 euros à 3 350, avec un effet rétroactif », a-t-elle déclaré, relevant que « la revalorisation et la rétroactivité étaient très attendues par les éleveurs. Et malgré le contexte budgétaire que chacun d'entre nous connaît, le gouvernement a décidé de répondre favorablement à cette demande des éleveurs qui va apporter un très gros soulagement ». La ministre avait annoncé travailler à cette revalorisation lors du congrès de la FNSEA, dont le président l'avait interpellée sur le sujet.
50 foyers de tuberculose détectés à la mi-mars 2026
À la mi-mars 2026, 50 foyers de tuberculose avaient été détectés en France, selon le dernier bilan en date disponible sur le site du ministère. En 2025, 93 foyers avaient été détectés, surtout dans le Sud-Ouest et en Corse, et 81 foyers en 2024, soit un taux d'incidence de moins de 0,1 % qui permet à la France de garder le statut « indemne » conditionnant le commerce des animaux.
Selon la Fédération nationale bovine (FNB), association spécialisée de la FNSEA, environ 7 000 bêtes ont été abattues en 2024 et 5 000 en 2025. Soit plus que les quelque 3 500 abattues en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) apparue en juin 2025. L'abattage sélectif des troupeaux en cas d'infection par la tuberculose est possible par dérogation et a été assoupli en novembre, contrairement au protocole en vigueur pour la dermatose.



