Ce mercredi 17 juin s'est tenue la 10e édition du Garage Week à l'ISEN, l'École des Ingénieurs du Numérique de Toulon. Dix-huit équipes de jeunes ingénieurs ont présenté leurs prototypes à leurs professeurs ainsi qu'au groupe des Alchimistes, dans le but d'apporter des solutions numériques innovantes pour la valorisation des biodéchets.
Un partenariat avec les Alchimistes
Après avoir collaboré avec Veolia, le Rugby Club Toulonnais ou encore la Marine nationale, c'est cette année au tour des Alchimistes, groupe spécialisé dans la collecte, le tri et le compostage de biodéchets, de participer au Garage Week de l'ISEN. « Nous avons d'abord expliqué notre quotidien aux élèves », affirme Nicolas Descamps, responsable collecte chez les Alchimistes, afin qu'ils puissent « apporter une amélioration à notre quotidien, notamment sur la sécurité ».
Une centaine d'élèves ingénieurs de première année du cycle ingénieur ont eu une semaine pour élaborer un projet concret répondant aux besoins de ces travailleurs. Ce mercredi 17 juin, ils ont fait la démonstration de leurs prototypes, conçus en fonction de problématiques spécifiques à l'entreprise. Si l'aspect technique reste primordial, les élèves sont également évalués sur la partie commerciale de leur projet.
Des projets innovants et concrets
« C'est jusqu'à maintenant le projet le plus concret qu'on ait fait », confient les participants. Parmi les innovations présentées : la lutte contre les espèces invasives sur le site grâce à l'analyse d'images par intelligence artificielle et l'émission d'ultrasons ; la sécurisation des travailleurs via un boîtier qui émet des vibrations ou active un gyrophare lorsqu'une distance avec un camion devient dangereuse ; ou encore la détection des métaux lors de la pesée des bacs pour garantir un tri optimal.
Une approche technique et humaine
« On voit une vraie transformation sur leur maturité, leur savoir-être et leur devenir d'ingénieur après la Garage Week », témoigne avec fierté la directrice générale de l'ISEN, Agnès Laville. « Avec déjà près de 30 % des enseignements qui portent sur les sciences humaines et sociales au cours de l'année, cette semaine permet aux élèves de développer des capacités techniques, certes, mais aussi humaines en leur faisant toucher du doigt le vrai métier d'ingénieur, notamment le travail en équipe. »
Cette expérience les expose à une « forme de professionnalisation » en les confrontant directement à de véritables entreprises, qui y trouvent leur compte puisqu'elles bénéficient d'une « bombe à idées » proposée par les élèves, explique Aurélie Demeulemeester, responsable de communication et marketing à l'ISEN.



