Fête de la transhumance sur l'Aubrac : les vaches gagnent les estives
Fête de la transhumance : les vaches gagnent l'Aubrac

La 34e fête de la transhumance a accueilli l’arrivée des troupeaux au col de Bonnecombe, dimanche 24 mai 2026. Les vaches de la race aubrac emblématique vont passer la belle saison au grand air.

Jour de fête au col de Bonnecombe

Sous un grand soleil, plus de 150 bénévoles s’activaient pour recevoir les milliers de personnes qui allaient prendre part à la traditionnelle fête de la transhumance sur l’Aubrac lozérien.

Terroir et traditions locales

« C’est un événement rural qui met en avant un terroir et des traditions locales », résume Louis Gély, président de l’association Aubrac Sud Lozère, organisatrice. L’occasion aussi pour les habitants des quatre communes du secteur de se rassembler dans un moment intergénérationnel et festif.

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En cette année dédiée par l’ONU au pastoralisme, l’histoire de la transhumance, pratique d’élevage ancestrale, était racontée en photos. Saviez-vous que jadis, les troupeaux de brebis faisaient un long chemin depuis le sud de la France pour venir pâturer ici ?

L’incontournable aligot

Si la fête qui accompagne désormais la transhumance des vaches de la race aubrac vivait là sa 34e édition, l’esprit n’a pas changé : « C’est une fête organisée par les gens de l’Aubrac pour faire rayonner le terroir. Elle célèbre le changement de saison entre l’hiver à la ferme et l’été au plein air. »

Toutes les petites mains avaient de quoi faire, depuis Albert à l’entrée pour orienter les voitures vers le parking, jusqu’à la chaîne qui composait les paniers repas. La coopérative Jeune Montagne avait prévu de quoi servir un gros millier de personnes en aligot, incontournable.

Vivre au pays

Marché de produits locaux et artisanaux, danses traditionnelles par la Bourrée barrabande, musique de l’Étoile marvejolaise ont animé la journée. Mais attention, la transhumance, ce n’est pas du folklore ! « Ça fait partie de la vie locale », confiait le père Brémond, venu animer la messe et bénir les troupeaux, « pour protéger les bêtes et que les familles puissent vivre au pays ».

L’hommage à Denise Pignol

Les Pignol, par exemple, arrivés du Brouillet (Les Hermaux) avec leur troupeau en fin de matinée (suivis l’après-midi par l’élevage Gély, de la Fabriguette), « une famille engagée pour la race, la transhumance et les associations locales », soulignait Louis Gély au moment de les accueillir, escortés par le public.

Un moment empreint d’émotion, alors que Denise Pignol est décédée tout récemment – les vaches portaient des fleurs noires. « Elle a passé sa vie entière à défendre son pays, son métier de paysanne », œuvrant notamment pour la défense du monde agricole et la préservation des burons. Cette transhumance était dédiée à sa mémoire. Pour que vive encore longtemps le plateau de l’Aubrac.

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