Fin des restrictions bovines en France : levée de la dernière zone de surveillance
La dernière zone de surveillance de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), instaurée dans les Pyrénées-Orientales, va être levée ce vendredi. Cette décision marque la fin des restrictions de mouvements de bovins sur l'ensemble du territoire français et annonce une reprise prochaine des échanges avec l'Espagne.
Une annonce officielle du préfet
Le préfet du département, Pierre Regnaut de la Mothe, a confirmé cette information jeudi dans un communiqué. « L'intégralité des communes du département passe en zone vaccinale de type II », a-t-il déclaré. Cette mesure intervient alors qu'aucun cas de dermatose nodulaire bovine n'a été détecté depuis le 2 janvier dernier.
Cette zone de surveillance, située à proximité immédiate de la frontière franco-espagnole, était la seule encore active après la levée des autres zones le 20 février. Sa mise en place avait été justifiée par la présence d'un cas identifié en Espagne, comme l'avait expliqué la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
Vers une reprise des échanges transfrontaliers
« La reprise des mouvements vers l'Espagne, élément essentiel pour nos éleveurs, pourra débuter dans les prochains jours », a précisé le préfet. Les premières communes concernées, notamment celles de Cerdagne, pourront reprendre leurs échanges autour de la mi-mars. Cette reprise sera ensuite étendue progressivement à l'ensemble du territoire des Pyrénées-Orientales.
Pour prévenir toute résurgence du virus, une campagne de revaccination financée par l'État sera mise en œuvre en 2026. Les modalités de cette campagne sont actuellement en cours de finalisation.
Bilan national de l'épizootie
Depuis l'apparition de la dermatose nodulaire contagieuse en France à l'été 2025, le gouvernement a mis en place un protocole sanitaire strict comprenant :
- L'abattage total de tout foyer dès l'apparition d'un cas
- Une campagne de vaccination massive du cheptel
- Des restrictions de mouvement pour limiter la propagation
Cette maladie, transmise par des moucherons piqueurs, a conduit à l'abattage de plus de 3 500 bovins sur un cheptel national de près de 16 millions de têtes. Parallèlement, près de deux millions d'animaux ont été vaccinés pour contenir l'épizootie.
La levée de cette dernière zone de surveillance représente donc une étape cruciale dans le retour à la normale pour les éleveurs français, tout en maintenant une vigilance sanitaire nécessaire pour l'avenir.



