Réunis mercredi 20 mai, les élus ont fait le point sur le projet d'aménagement de l'écoquartier du Larriou, lancé il y a vingt et un ans. Malgré un investissement de 2,2 millions d'euros, la commercialisation des lots reste à l'arrêt, poussant la municipalité à envisager de nouvelles actions avec la Satel.
Un conseil municipal rapide
Le Conseil municipal de ce mercredi 20 mai n'a duré qu'une heure et dix minutes, traitant une série de dossiers divers. Parmi eux, un contrat de stérilisation des chats errants avec l'association Matou Landes et la dénomination de deux voies : la liaison entre l'avenue du 13-Juin et la rue du Souvenir-Français devient la rue de l'Ancienne-Centrale, tandis que celle reliant la rue des Graviers à la route de Viella est nommée passage des Ombrages, en référence au camping des Ombrages de l'Adour. Par ailleurs, huit dossiers Auto Prem's ont été validés. Le nombre de membres du CCAS passe de 15 à 17 avec l'intégration de l'association de Protection civile et de Chrystelle Baron, élue d'opposition.
L'écoquartier du Larriou
Le point majeur de la séance concernait une information sans vote sur l'écoquartier du Larriou et sa concession d'aménagement confiée à la Satel. Ce dossier, ouvert depuis vingt et un ans, a traversé les mandats de MM. Cabé, Lagrave et aujourd'hui Marti. En 2005, le Conseil municipal avait décidé de lancer ce projet de 8 hectares prévoyant 90 lots et 30 logements, mais avec un prix de vente initial jugé trop élevé à 90 euros le mètre carré.
La première concession de dix ans à la Satel, signée en 2007 pour la viabilisation et la commercialisation, a été reconduite en 2011, 2013 et 2016 sans qu'aucun lot ne soit vendu. Seuls deux projets d'habitat social de 28 logements par XL Habitat et La Clairsienne ont vu le jour, ainsi que le rachat de 4 hectares de terrains non viabilisés le long de Bouheben. En juin 2024, un nouvel avenant de cinq ans a acté une baisse du prix de vente à 60 euros le mètre carré.
Au total, l'opération a coûté 2,2 millions d'euros à la Ville, auxquels s'ajouteront 170 000 euros par an si les ventes ne décollent pas. Jérémy Marti a proposé de rencontrer la Satel pour relancer la commercialisation de ce lotissement idéalement situé, en y associant une collaboration active de la municipalité. Le débat est resté digne, sans remise en cause des gestions précédentes. Isabelle Méchin a toutefois souligné des lacunes de communication, notant que le site Internet de la Satel indiquerait qu'il n'y a « pas de terrain disponible » sur la zone.



