La dernière vague de chaleur a été dévastatrice pour Jérôme Renay, éleveur de volailles bio à Chadurie (Charente). En quelques jours, il a perdu 600 poules à cause des températures extrêmes. Face à cette hécatombe, il a lancé un appel au don de 15 500 euros pour financer l'installation urgente de turbines et de brumisateurs dans ses poulaillers.
Une course contre la montre
Installé au sud d'Angoulême, cet agriculteur de 43 ans raconte avoir d'abord tenté de réagir dans l'urgence. Grâce à la solidarité d'autres éleveurs, il a pu installer des ventilateurs et des brumisateurs provisoires. Mais ces mesures n'ont pas suffi à sauver ses volailles. Il qualifie cette période comme « l'épreuve la plus difficile de ma vie de paysan ».
Pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise, il souhaite désormais équiper durablement ses poulaillers avec des turbines et un système de brumisation performant. Le coût des équipements est estimé à 7 500 euros, auxquels s'ajoutent près de 8 000 euros pour compenser les pertes liées à la mortalité des poules et aux achats réalisés dans l'urgence.
Un équilibre économique menacé
Jérôme Renay vend directement ses produits à environ 190 clients. Son exploitation fonctionnait déjà sur un équilibre fragile, qu'il complète par un second emploi de livreur de repas le week-end. Sans cette aide financière, il craint de ne pas pouvoir poursuivre son activité.
Au-delà de son cas personnel, l'agriculteur tire la sonnette d'alarme : les épisodes de chaleur extrême vont contraindre de nombreuses exploitations à investir rapidement. « Nous allons tous devoir nous équiper pour faire face au changement climatique », alerte-t-il, alors que de nombreux éleveurs peinent déjà à financer ces adaptations nécessaires.



