James Marriott : la fin de la lecture menace la démocratie
James Marriott : la fin de la lecture menace la démocratie

Dans son essai Le Nouvel âge des ténèbres, publié le 14 octobre chez Flammarion, le chroniqueur du Times James Marriott tire la sonnette d'alarme : le déclin de la culture de l'écrit, remplacée par la domination des écrans, pourrait entraîner un recul de la démocratie libérale et un retour de l'obscurantisme. L'ouvrage, déjà très remarqué dans les pays anglophones, rappelle tout ce que les Lumières et la démocratie doivent à la lecture.

Un requiem pour la lecture qui interpelle

James Marriott, chroniqueur réputé du Times, a fait beaucoup de bruit avec ce livre dans les pays anglophones. Il y dresse un constat sans appel : la culture de l'écrit, fondement de la pensée critique et de la démocratie, est en déclin. Selon lui, un monde post-alphabétisé, dominé par les écrans, verrait la démocratie libérale reculer au profit de l'obscurantisme.

L'auteur rappelle avec brio tout ce que les Lumières et la démocratie doivent à la lecture. Pour lui, la lecture n'est pas seulement un loisir, mais un outil essentiel de la pensée rationnelle et de la liberté individuelle. Sa disparition progressive aurait des conséquences civilisationnelles majeures.

Donald Trump, symbole d'un changement civilisationnel

James Marriott cite Donald Trump comme un parfait exemple de ce changement civilisationnel. L'ancien président américain incarne, selon lui, une nouvelle ère où l'image et l'immédiateté priment sur le texte et la réflexion. Ce basculement, explique-t-il, n'est pas seulement politique mais profondément culturel.

L'auteur estime que la démocratie libérale, fondée sur le débat argumenté et la confrontation d'idées écrites, est particulièrement vulnérable dans un monde où l'écrit perd du terrain. Les écrans, qui favorisent la réaction émotionnelle et la simplification, affaibliraient les mécanismes de délibération démocratique.

Un appel à la vigilance pour les démocraties

À travers cet essai, James Marriott ne se contente pas d'analyser : il alerte les citoyens et les décideurs sur l'urgence de préserver la culture de l'écrit. Il invite à réfléchir aux moyens de maintenir une éducation et une pratique de la lecture solides, face à la montée en puissance des technologies numériques.

La parution française de Le Nouvel âge des ténèbres chez Flammarion le 14 octobre offre au public francophone l'occasion de découvrir cette thèse stimulante. Le livre, déjà salué outre-Manche et outre-Atlantique, devrait nourrir le débat sur la place de la lecture dans nos sociétés contemporaines.