Le musée du quai Branly célèbre ses 20 ans. Retour sur une saga tumultueuse marquée par des controverses, des succès et des défis pour cette institution dédiée aux arts premiers.
Une naissance controversée
Inauguré en 2006, le musée du quai Branly a suscité de vifs débats dès sa conception. Certains critiques ont dénoncé un "musée colonial" tandis que d'autres ont salué une reconnaissance des arts non occidentaux. Le projet, porté par Jacques Chirac, visait à mettre en valeur les collections d'arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Succès et fréquentation
Malgré les polémiques, le musée a rapidement conquis le public. Avec plus d'un million de visiteurs par an, il est devenu l'un des musées parisiens les plus fréquentés. Les expositions temporaires, comme "L'Afrique des routes" ou "Océanie", ont rencontré un grand succès.
Défis et critiques
Le musée a dû faire face à des critiques récurrentes sur sa muséographie, jugée parfois trop spectaculaire au détriment du contenu scientifique. La question de la restitution des œuvres d'art à leurs pays d'origine a également été au cœur des débats, notamment avec la demande de restitution d'objets par le Bénin.
Un avenir à réinventer
Pour ses 20 ans, le musée du quai Branly se projette dans l'avenir. Il prévoit de rénover ses espaces, de renforcer ses partenariats avec les pays d'origine des collections et de développer une programmation plus inclusive. L'objectif est de rester un lieu de dialogue entre les cultures, tout en répondant aux attentes contemporaines de décolonisation des musées.



