L'association Sauvegarde du patrimoine historique de Trigance a tenu son assemblée générale devant une assistance nombreuse, présentant un bilan annuel riche et des projets ambitieux pour préserver l'histoire du village.
Un bilan annuel positif et des comptes excédentaires
Le président Alain Varagnac a ouvert la séance en remerciant la municipalité, les institutions partenaires et les bénévoles. Le rapport d'activité fait état de nombreuses interventions : restauration du pont communal, entretien du chemin menant à la chapelle Saint-Julien, sécurisation d'une calade, travaux à la fontaine de Giraud, débroussaillage et nettoyage de plusieurs espaces patrimoniaux. L'association est également intervenue à l'école autour de l'insurrection républicaine de 1851. Le nettoyage de la Sagne, suivi d'un repas champêtre, a marqué l'année. Anne-Marie accueille désormais les visiteurs au point d'information, leur faisant découvrir le musée et le village.
Le trésorier Christian Varagnac a présenté un rapport financier affichant un excédent de 637,89 euros, salué par l'assemblée comme un signe de gestion rigoureuse malgré la multiplication des actions.
Projets de valorisation et de restauration
L'association souhaite renforcer la visibilité du musée avec l'installation d'un grand panneau destiné aux visiteurs. Une piste évoquée est de nommer le musée en hommage à Robert Lions, avec l'accord de sa famille. Un projet de film sur les chapelles oubliées de Trigance est prévu avec Michel Pélissier, fin connaisseur de l'histoire locale. L'association participera aux prochaines Journées européennes du patrimoine et poursuivra son cycle de conférences, notamment celles de l'Avent à la Chandeleur.
Le musée accueillera de nouvelles pièces, dont un bénitier ancien qui sera scellé et protégé par une barrière en fer. Le musée agricole pourrait être agrandi pour abriter une ancienne machine en bois offerte par un donateur de La Roque-Esclapon. La restauration de la fontaine de Giraud se poursuivra dès l'obtention des aides attendues. Le carrelage de l'aile gauche de l'église sera repris avec des carreaux anciens, respectant l'identité du bâtiment. L'association continuera à protéger le mûrier remarquable de plus de 350 ans et envisage de rétablir un ancien calvaire disparu, attesté sur la carte de Cassini.
Un engagement bénévole et une énigme locale
« On fait ce que l'on peut. Notre principal objectif est de rendre service et de protéger le patrimoine », a résumé Alain Varagnac. Avant de conclure, il a lancé une énigme : « Savez-vous ce qu'est la toufounette ? » Ce terme trigançois désigne une ancienne technique consistant à frotter les carreaux avec des tiges de thym pour les nettoyer. La réunion s'est achevée autour de préparations maison et d'une marquisette fraîche, dont l'utilité a été comprise immédiatement. L'association continue de restaurer et protéger le passé, avec des ressources et des surprises.



