Protéines : en manger moins pourrait prolonger la vie
Protéines : en manger moins pourrait prolonger la vie

Une synthèse de plus de 350 études, publiée par Cell Press Blue et relayée par Le Progrès et Euronews, remet en cause l'idée que consommer davantage de protéines est toujours bénéfique, particulièrement pour les personnes sédentaires. Des chercheurs de l'université du Wisconsin-Madison suggèrent qu'un apport plus faible en protéines pourrait améliorer le métabolisme et réduire certaines maladies liées à l'âge, comme le diabète ou le cancer.

Le rôle de l'hormone FGF21

En cause, l'hormone FGF21, dont le taux augmente quand on mange moins de protéines. Cette hormone favorise la dépense énergétique et une meilleure régulation de la glycémie. Chez la souris, les animaux présentant des taux élevés de cette hormone vivent d'ailleurs plus longtemps que les autres.

Euronews ajoute qu'un régime pauvre en protéines stimulerait aussi l'autophagie, un processus de "nettoyage cellulaire" qui élimine les protéines abîmées et contribue à maintenir les cellules jeunes.

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Des besoins qui restent essentiels pour certains

Pas question pour autant de bannir les protéines : femmes enceintes, enfants en croissance, personnes âgées ou convalescentes en ont toujours besoin, préviennent les chercheurs. En France, l'Anses recommande un apport de référence de 0,83 g/kg/jour pour un adulte en bonne santé, un repère identique à celui fixé au niveau européen par l'EFSA et l'OMS, qui jugent par ailleurs sans danger un apport allant jusqu'au double de cette valeur.

Le niveau d'activité physique, facteur clé

Pour Dudley Lamming, auteur principal de l'étude, les sportifs échappent à ce risque car l'exercice physique oriente les protéines vers le développement musculaire plutôt que vers un excès nuisible à l'organisme. "Il est absolument évident que les protéines sont bénéfiques pour le développement musculaire chez les personnes physiquement actives, explique-t-il. Mais comme la plupart des gens sont relativement sédentaires, beaucoup consomment probablement plus de protéines qu'ils n'en ont réellement besoin."

Les chercheurs plaident donc pour des recommandations personnalisées, tenant compte à la fois de l'âge et du niveau d'activité physique de chacun, plutôt que d'une règle unique appliquée à toute la population. Cette approche pourrait conduire à des conseils nutritionnels plus adaptés, réduisant potentiellement les risques de maladies métaboliques chez les personnes les moins actives.

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