Ce dimanche 19 juillet, une cérémonie commémorative s'est déroulée à Nîmes, 84 ans après la rafle du Vel d'Hiv. Organisée au 1bis avenue du Général Leclerc, près de la stèle commémorative, elle a réuni les autorités locales et les associations de mémoire pour rendre hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et honorer les Justes de France.
Un rassemblement empreint d'émotion
Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, accompagné de ses élus, s'est joint aux citoyens pour cette journée nationale. Le sous-préfet du Gard, Félix Bouchard, a présidé la cérémonie. David Stoper, président du collectif Histoire et mémoire, a prononcé un discours poignant : « Il ne suffit pas de graver des noms dans le marbre, il faut leur redonner un visage et raconter leur histoire. »
L'appel du souvenir et les discours officiels
Guy Laick, président de l'association israélite du Gard, a lancé un appel au souvenir : « Souviens-toi ce que la haine peut produire lorsque les consciences s'endorment. » Le sous-préfet Félix Bouchard a lu le texte de la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, rappelant que « 76 000 déportés ont été voués à la mort car ils étaient juifs. »
Un geste symbolique pour clore la cérémonie
Après les discours, des germes ont été déposés au pied de la stèle commémorative, symbolisant la vie et la mémoire. La cérémonie s'est achevée sur l'hymne national, La Marseillaise, marquant un moment de recueillement et de devoir de mémoire.



