« L’Assomption de la Vierge » retrouve la cathédrale de Nîmes
« L’Assomption de la Vierge » retrouve la cathédrale de Nîmes

Après plus d'un siècle et demi d'absence, le tableau monumental de Nicolas Mignard, « L'Assomption de la Vierge », a retrouvé sa place dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes début septembre. L'œuvre, commandée en 1645 par les chanoines de Nîmes pour orner le maître-autel, avait été achevée deux ans plus tard par le peintre. Deux visites rencontres, organisées le 2 et 3 septembre à 17 h, permettront au public de découvrir l'histoire de cette toile de 5,50 mètres de hauteur et 3,75 mètres de large, représentant l'ascension de la Vierge Marie vers les cieux, dans son manteau bleu et portée par des anges.

Un destin mouvementé depuis la Révolution française

Le tableau a connu un parcours chaotique. À la Révolution française, la toile est démontée puis roulée, ayant même servi de tapis. Redécouverte et restaurée au cours du XIXe siècle par Numa Boucoiran, professeur de dessin à Nîmes, elle rejoint l'actuel musée des Beaux-Arts en 1919. Remise ensuite dans la cathédrale, l'œuvre quitte définitivement l'édifice au milieu du XIXe siècle après avoir subi plusieurs fragilisations. Elle est alors déplacée au sein de l'actuel musée du Vieux-Nîmes, où elle reste exposée pendant plusieurs décennies. Un incendie, en 1987, vient encore fragiliser le tableau.

L'œuvre est redécouverte en 2008 dans les réserves du musée de la ville de Nîmes, puis transportée en 2015 au Centre interrégional de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP) à Marseille. Une étude préalable a été menée par la Drac Occitanie en 2015, avec un groupe de sept conservateurs-restaurateurs. Il a fallu attendre 2022 pour que la restauration proprement dite commence.

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Un chantier de restauration de 27 mois et 378 000 €

Le chantier de restauration a duré 27 mois, nécessitant l'appel à un comité scientifique, une imagerie et des analyses physico-chimiques. Outre les dimensions spectaculaires de l'œuvre, ce sont les différentes restaurations faites au XVIIe et XIXe siècle qui ont donné le plus de fil à retordre aux restaurateurs. Chaque étape a été validée par un comité scientifique composé de personnalités et universitaires spécialistes dans l'histoire de la peinture du XVIIe siècle, conservateurs responsables de l'œuvre, ingénieurs du CICRP de Marseille et de l'ensemble des conservateurs-restaurateurs en charge des travaux. L'opération de restauration a coûté 378 000 €.

Des visites complètes pour découvrir l'œuvre

Maintenant restaurée, l'œuvre retrouve sa place dans le chœur de la cathédrale. Des visites sont organisées pour découvrir le tableau et son histoire. Organisées par le CICRP et le service de la ville d'art et d'histoire de Nîmes, ces visites d'une heure sont gratuites, mais les places étant limitées, la réservation est obligatoire. Les visites du 2 et 3 septembre sont désormais complètes. Plus d'informations sont disponibles sur Vivrenimes.fr, au 04 66 76 71 62 ou par mail à evenements@nimesartethistoire.fr.

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