La Baze en Corrèze : un tiers-lieu culturel en quête de pérennité
La Baze en Corrèze : un tiers-lieu culturel en péril

Un havre artistique au cœur de la Corrèze

Sur une route départementale de Corrèze, une pancarte discrète signale « La Baze : tiers espace culturel ». Situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Tulle, dans le hameau de Bazaugour sur la commune de Chamboulive, ce lieu unique occupe un ancien corps de ferme. Depuis quatre ans, il ouvre ses portes au public, accueillant des artistes en résidence dès l'arrivée des beaux jours.

Une saison culturelle intense et participative

La saison débute traditionnellement en mai par un chantier participatif destiné à remettre le site en état, suivi d'un grand bal inaugural. Les mois de juin, juillet et août voient le lieu s'animer intensément avec une programmation éclectique : concerts, représentations théâtrales, spectacles de danse. La saison s'achève à l'approche de l'automne par une fête collective, clôturant ainsi plusieurs mois d'activités culturelles vibrantes.

Le combat de trois artistes passionnés

Derrière cette aventure se trouvent Thibault Chaumeil (35 ans), musicien, Martina Raccanelli (46 ans) et Elodie Chamauret (38 ans), metteuses en scène. Ces trois intermittents du spectacle se battent avec conviction, mais avec des moyens limités, pour transformer La Baze en un projet culturel pérenne. Leur objectif : faire de ce lieu un espace d'expérimentation, de création, de médiation et de transmission artistique durable.

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« On aurait besoin d'énergies nouvelles », confient-ils, exprimant parfois un sentiment de solitude dans leur démarche. Soutenus par les adhérents de leur association, ils œuvrent bénévolement à faire vivre ce tiers-lieu.

Une course contre la montre financière

La situation est aujourd'hui critique. Pour pouvoir exploiter le lieu en toutes saisons, l'équipe doit impérativement racheter les bâtiments à un établissement public foncier avant fin décembre. Le montant de l'acquisition s'élève à 40 000 euros, une somme qu'ils doivent trouver coûte que coûte.

Plusieurs pistes de financement sont explorées :

  • Un prêt bancaire traditionnel
  • Une campagne de crowdfunding pour mobiliser le public
  • La recherche de mécénat d'entreprises ou de particuliers
  • Une contribution groupée des communes environnantes

« Les communes alentour pourraient, en tant que villages d'avenir, identifier La Baze comme un lieu fédérateur », suggère l'équipe, qui examine toutes les options possibles pour sauver leur projet.

Un enjeu qui dépasse le simple cadre culturel

La survie de La Baze représente plus qu'une simple question de financement. Il s'agit de préserver un lieu de vie culturelle en milieu rural, un espace de rencontre et de création qui contribue à l'animation du territoire corrézien. Dans une région où l'offre culturelle peut parfois paraître limitée, de tels initiatives jouent un rôle crucial dans le dynamisme local et le maintien du lien social.

Les prochaines semaines seront décisives pour l'avenir de ce tiers-lieu unique. L'équipe de La Baze lance un appel aux forces vives du territoire, aux amateurs d'art et à tous ceux qui croient en la vitalité culturelle des campagnes françaises.

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