Nous sommes le 11 juillet 2026, soit très exactement quarante-sept ans après la chute de Skylab. Désintégrée en entrant dans l'atmosphère terrestre, la première station spatiale américaine finit par retomber éparpillée en morceaux dans le sud-ouest de l'Australie, le plus gros bout étant tout de même un réservoir de 2 mètres de long. Sans faire de dégâts ni de victimes.
Un suspense planétaire
La fin d'un drôle de suspense, qui a tenu la planète en haleine pendant quelques semaines en ce début d'été 1979, y compris dans la France giscardienne qui scrute le ciel en regardant passer les dernières révolutions de l'engin – l'épisode sert de toile de fond au délicieux film « le Skylab » de Julie Delpy.
Selon les archives de la NASA, Skylab a été lancé en mai 1973 et a accueilli trois équipages successifs. Après le départ du dernier équipage en février 1974, la station est restée inoccupée. Les perturbations solaires ont accru sa traînée atmosphérique, provoquant une descente plus rapide que prévu.
Une chute maîtrisée
Les ingénieurs de la NASA ont tenté de contrôler la trajectoire de chute en orientant la station, mais une partie des débris est tout de même tombée sur la région inhabitée de l'Outback australien. Aucun blessé ni dégât matériel n'a été signalé, ce qui a été considéré comme un succès relatif.
L'événement a été largement médiatisé, avec des paris sur le lieu exact de l'impact. Des morceaux de Skylab sont encore exposés dans des musées australiens, notamment à Esperance et à Carnarvon.



