Frontignan : deux nouvelles fresques monumentales pour le musée à ciel ouvert
Frontignan : deux nouvelles fresques pour le musée à ciel ouvert

Frontignan poursuit son ambitieux projet de musée à ciel ouvert avec l'inauguration de deux nouvelles fresques murales monumentales. Réalisées par le Portugais GonçaloMAR et la Luxembourgeoise Lisa Junius, ces œuvres ont été dévoilées le 12 juin dernier, portant à 14 le nombre total de fresques dans le parcours urbain lancé par la municipalité en 2022.

GonçaloMAR : un appel à la préservation de l'environnement

GonçaloMAR, figure majeure du street art portugais depuis plus de trente ans, a peint pour la première fois à Frontignan. Son œuvre, réalisée sur un mur de 7,5 mètres de haut et 46 mètres de long à l'arrière des tribunes du stade de football de l'Asfac, s'inspire de la faune et de la flore locales. « Le héron au milieu des salins et les fleurs forment un tout dans le monde qui nous entoure, et où l'homme joue aussi un rôle. Ce dernier doit comprendre qu'il n'est pas la priorité et qu'il doit bien traiter la nature. Cette œuvre est en cela une alerte pour la préservation de l'environnement », explique l'artiste, dont l'univers visuel puise constamment dans les paysages qu'il traverse.

Lisa Junius : un cygne onirique pour apporter la sérénité

La seconde fresque, signée Lisa Junius, orne un mur de 3,8 mètres de haut et 12 mètres de long près du parking du cinéma. L'artiste luxembourgeoise, qui n'utilise habituellement que du bleu et du blanc, a ajouté une troisième couleur pour cette œuvre. Elle a choisi de représenter un cygne, oiseau migrateur, « un peu comme une colombe, car je voulais que ma fresque apporte de la sérénité, d'où ses formes oniriques ». Lisa Junius puise son inspiration dans la littérature, les contes et la mythologie.

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Une politique culturelle inclusive

Avec ces deux nouvelles fresques, la ville de Frontignan totalise désormais 14 œuvres murales disséminées dans les rues et sur les façades. Camille Bailbé, directrice du service culture et patrimoine, explique que cette initiative s'inscrit dans la politique « la culture par tous et pour tous » de la municipalité. « Le Covid a été un déclencheur, avec la fermeture des lieux accueillant du public. Notre volonté était de faire surgir la beauté partout dans la ville, en libre accès », précise-t-elle.

La ville collabore avec le festival Sete Sois Sete Luas, dont le réseau international d'artistes permet d'accueillir des créateurs étrangers et d'envoyer des artistes locaux à l'étranger. Le coordinateur du réseau, Marco Abbondanza, propose les artistes en fonction des lieux choisis. « Les œuvres réalisées doivent faire écho aux caractéristiques de la commune et à son ambiance. Nous donnons un cadre, une orientation, des informations sur la ville et le site », ajoute Camille Bailbé.

Un parcours urbain qui s'étend vers l'entrée de ville

Lancé en 2022, le parcours urbain s'est d'abord concentré sur le cœur historique de la ville. Des autorisations ont été nécessaires pour certains murs situés sur des bâtiments classés ou n'appartenant pas à la commune. Désormais, la municipalité étend le parcours vers l'entrée de la ville. « Avec le futur quartier sur l'ancienne friche de la Mobil, qui fera le lien avec les deux quais, il a été décidé de travailler sur l'entrée de ville. On maille le territoire progressivement. L'ambition est de faire de la ville un musée en plein air », explique Camille Bailbé.

Les artistes invités présentent des esquisses soumises à validation. « On peut leur demander de retravailler si nécessaire. La difficulté est que tant que les lieux n'ont pas été définis, il est compliqué pour eux de faire des esquisses hors sol », souligne-t-elle.

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Une fresque annulée, mais un rendez-vous pris pour l'année prochaine

Sur les trois fresques commandées cette année dans le cadre du festival Sete Sois Sete Luas, une seule n'a pas vu le jour : celle de l'artiste marocaine Tima, prévue sur la façade d'un bâtiment de l'aire de loisirs près du boulodrome, à l'entrée de la ville. « L'artiste avait déjà commandé ses couleurs. Or, elles n'allaient pas avec le mur qui est déjà rouge. Elle a préféré renoncer. Il faut qu'on lui trouve le bon mur », explique la directrice. Marco Abbondanza confirme : « En accord avec l'artiste, on trouvera l'an prochain un autre mur à Frontignan pour qu'elle puisse réaliser sa fresque. » Rendez-vous est donc pris pour l'année prochaine.